En l'espace de quelques semaines en avril dernier, Generali Belgium a perdu son CEO, Martin Sturzlbaum, et sa DRH, Ann De Ryck. Mais, malgré la période trouble, les plans de succession mis en place ont bien fonctionné. Pour Ann De Ryck, ce départ n'a pas été simple à gérer sur un plan humain. " Ma décision de partir n'a rien à voir avec la situation de Generali Belgium, explique-t-elle. D'ailleurs, j'ai longtemps hésité car mon coeur est vraiment avec tous les collaborateurs de la compagnie. Mais j'ai été contactée par Delhaize. Le secteur de la distribution m'attirait depuis longtemps. Et Delhaize encore plus puisque j'en étais une cliente. Ensuite, ils me proposaient de m'occuper de tout le soft HR, la partie que je préfère. Franchement, un tel défi ne s...

En l'espace de quelques semaines en avril dernier, Generali Belgium a perdu son CEO, Martin Sturzlbaum, et sa DRH, Ann De Ryck. Mais, malgré la période trouble, les plans de succession mis en place ont bien fonctionné. Pour Ann De Ryck, ce départ n'a pas été simple à gérer sur un plan humain. " Ma décision de partir n'a rien à voir avec la situation de Generali Belgium, explique-t-elle. D'ailleurs, j'ai longtemps hésité car mon coeur est vraiment avec tous les collaborateurs de la compagnie. Mais j'ai été contactée par Delhaize. Le secteur de la distribution m'attirait depuis longtemps. Et Delhaize encore plus puisque j'en étais une cliente. Ensuite, ils me proposaient de m'occuper de tout le soft HR, la partie que je préfère. Franchement, un tel défi ne se refuse pas, surtout après 10 années dans les assurances. " Cinq mois après son arrivée rue d'Osseghem à Molenbeek, Ann De Ryck ne regrette nullement son choix. " Avant de prendre ma décision finale, j'ai rencontré beaucoup de gens, notamment pour voir si je pouvais bien m'intégrer à la culture d'entreprise, précise-t-elle. J'ai découvert que l'humour faisait partie des valeurs de l'entreprise. J'avoue que cela me parlait. Depuis mon arrivée, j'ai rencontré ici des collaborateurs très passionnés par leur métier et, je peux vous assurer, qu'en tant que cliente de la marque, je suis encore plus convaincue qu'avant. Mon travail ici est basé sur trois piliers : apprendre et se développer, le management des talents dans lequel on retrouve aussi le branding de la marque et l'efficacité opérationnelle. Nous sommes un peu le centre de compétences soft de Delhaize. " Ann De Ryck est arrivée dans les RH un peu par hasard. Après un master en langues (NL, FR, ESP) à l'Eramus Hogeschool, elle s'est retrouvée en stage économique pendant près d'un an chez Seca. Elle faisait de la vente de mazout de chauffage par téléphone et devait appeler les mauvais payeurs. Elle passera ensuite trois ans au service du personnel du Crédit Lyonnais. Elle s'occupait des traductions et avait aussi une fonction de support au niveau du recrutement et de la formation. " C'est là qu'est née ma passion pour le soft HR, raconte-t-elle. Belgacom fut mon étape suivante. D'abord comme assistance exécutive dans le département des business spéciaux comme les cabines téléphoniques ou les sémaphones. L'arrivée d'Hilde Lebeau dans la société m'a fait migrer vers les ressources humaines. J'y suis restée plus de 10 ans et j'ai beaucoup appris car Belgacom était déjà en plein changement à l'époque et était déjà très en avance sur de nombreux concepts RH. J'y ai fait de belles rencontres qui m'ont permis de m'épanouir. Je pense notamment à Christine Thiran qui dirige les ressources humaines de la RTBF aujourd'hui. " Finalement, Ann De Ryck quitte Belgacom car elle éprouve l'envie de travailler dans une structure plus petite où l'impact de ce que l'on fait est immédiatement perceptible. " C'est le début de ma période assurances, poursuit-elle. D'abord chez Mensura où je suis arrivée au moment de la fusion de plusieurs services externes. Tout le soft HR était à mettre en place. Au moment de la séparation, je suis restée dans la partie accidents de travail. J'y ai dirigé les RH de A à Z et ai connu ma première expérience avec le payroll et les syndicats. Quand Allianz a repris Mensura, j'ai préféré partir chez Generali. Thierry Delvaux, le CEO de l'époque, avait un beau projet de changement et cela me semblait excitant. D'autant que quatre mois plus tard, Bruno Leman, le DRH, partait et que j'étais nommée à sa place pour piloter tous ces nouveaux projets et le changement des mentalités dans la compagnie. " Xavier Beghin" Delhaize m'a proposé de m'occuper de tout le soft HR. Franchement, un tel défi ne se refuse pas, surtout après 10 années dans les assurances. "