Le secrétaire d'Etat à la Relance, Thomas Dermine (PS), a transmis à la Commission européenne une nouvelle mouture du plan national pour la reprise et la résilience. Ce n'est pas encore la version définitive (elle est attendue au plus tard pour le 30 avril) mais elle est désormais calibrée à l'enveloppe budgétaire prévue pour la Belgique (5,9 milliards) et ne devrait dès lors plu...

Le secrétaire d'Etat à la Relance, Thomas Dermine (PS), a transmis à la Commission européenne une nouvelle mouture du plan national pour la reprise et la résilience. Ce n'est pas encore la version définitive (elle est attendue au plus tard pour le 30 avril) mais elle est désormais calibrée à l'enveloppe budgétaire prévue pour la Belgique (5,9 milliards) et ne devrait dès lors plus évoluer que de manière très marginale. C'est le moment pour les donneurs d'ordre de donner les coups d'accélérateur afin de pouvoir ouvrir concrètement les premiers chantiers cet automne. La version initiale réunissait des projets pour un total de 7,7 milliards d'euros. Le dialogue avec la Commission a conduit à un important élagage: le démontage des échafaudages du palais de Justice de Bruxelles, la rénovation du musée du Cinquantenaire ou le projet de TGV fret à Liège (Carex) ne font plus partie de l'ensemble soumis au financement européen. Les ambitieux plans de rénovation des bâtiments, scolaires et autres, sont, eux, réduits de 10 à 20%. Cela ne signifie pas que ces projets sont abandonnés mais simplement qu'ils ne seront pas financés par l'Europe. Thomas Dermine assure à cet égard que l'Etat puisera dans ses propres deniers pour réaliser les investissements suggérés par le gouvernement fédéral et qui ont été sortis de l'enveloppe belge. Les gouvernements régionaux pourraient s'aligner sur ce raisonnement mais, à ce stade, ils ne l'ont pas encore formellement décidé. La version actuelle du plan belge confirme une série de réformes structurelles importantes sur les pensions, le coût du travail et l'évolution vers une politique fiscale plus environment friendly et qui viserait notamment à "décourager l'utilisation des énergies fossiles".