Jusqu'ici, ça va. Telle pourrait être la devise de Dexia, la bad bank en voie d'extinction. Sauvée par deux fois depuis 2008, puis nationalisée en 2012 par les gouvernements belg...

Jusqu'ici, ça va. Telle pourrait être la devise de Dexia, la bad bank en voie d'extinction. Sauvée par deux fois depuis 2008, puis nationalisée en 2012 par les gouvernements belge, français et luxembourgeois, celle-ci n'a plus d'activités dans la banque traditionnelle. Elle se contente de gérer un énorme portefeuille d'actifs risqués, en essayant de les revendre ou en attendant leurs échéances. Le tout grâce aux garanties apportées par lesdits Etats. Dans un premier temps, les pertes ont continué de s'aligner : 2,9 milliards d'euros en 2012, 1 milliard en 2013, 606 millions en 2014. Toutefois, en 2015 est apparu un bénéfice net de 163 millions. L'an dernier, il a été doublé, à 353 millions. La direction avoue cependant que ce résultat est dû " à des éléments à caractère exceptionnel ". Le groupe reste " particulièrement sensible à la volatilité ". Par Jean-Christophe de Wasseige