Depuis juillet, Intel n'est plus le premier producteur de semi-conducteurs au monde du point de vue du chiffre d'affaires (CA). La société technologique américaine occupait la première place du classement depuis 1992. Elle a été supplantée par Samsung. Intel a gagné ses jalons dans le segment des microprocesseurs pour PC. La société est toujours dominante sur ce marché. Le Client Computing Group représente 55 % du CA du groupe. Le marché du PC accuse cependant un repli depuis quelques années en raison du succès des tablettes et smartphones. Cette tendance se poursuivra au cours des prochaines années. Les bureaux d'étude Gartner et IDC prévoient respectivement un repli du m...

Depuis juillet, Intel n'est plus le premier producteur de semi-conducteurs au monde du point de vue du chiffre d'affaires (CA). La société technologique américaine occupait la première place du classement depuis 1992. Elle a été supplantée par Samsung. Intel a gagné ses jalons dans le segment des microprocesseurs pour PC. La société est toujours dominante sur ce marché. Le Client Computing Group représente 55 % du CA du groupe. Le marché du PC accuse cependant un repli depuis quelques années en raison du succès des tablettes et smartphones. Cette tendance se poursuivra au cours des prochaines années. Les bureaux d'étude Gartner et IDC prévoient respectivement un repli du marché du PC de 8 % et 2 % cette année. Heureusement, Intel peut profiter d'une hausse des prix de vente moyens. C'est l'un des avantages découlant de sa position de marché dominante. Anticipant depuis un certain temps le recul du marché du PC, le groupe avait décidé de se tourner également vers d'autres segments comme les semi-conducteurs programmables, les puces mémoire, la sécurisation, les semi-conducteurs pour serveurs, l'intelligence artificielle, les véhicules autonomes et, évidemment, le cloud computing. Toutes n'ont pas enregistré le même succès. Ainsi l'an dernier le groupe a-t-il dû vendre l'essentiel de sa division Sécurisation (anciennement McAfee). Plus tôt cette année, Intel a acheté l'Israëlien Mobileye pour plus de 15 milliards de dollars. Plutôt cher pour une entreprise qui a réalisé en 2016 moins de 400 millions de dollars de CA. Mais Mobileye est spécialisée dans les softwares et systèmes de visualisation pour véhicules autonomes, un segment que le groupe juge prometteur, puisque, à son estime, il lui rapportera jusqu'à 70 milliards de dollars à l'horizon 2030. Intel entend par ailleurs intégrer ses propres semi-conducteurs aux produits de Mobileye. L'acquisition devrait être finalisée cette année encore. Intel a déjà investi plus d'un milliard de dollars dans l'intelligence artificielle. Le Data Center Group demeure sa deuxième division, avec une part de 30 % dans le CA du groupe. Initialement, Intel commercialisait principalement des semi-conducteurs à destination des parcs informatiques des entreprises. Depuis l'essor du cloud, il fournit en ligne ses softwares, banques de données et espaces de stockage. Au deuxième trimestre, Intel a enregistré une croissance de son CA de 14 %, supérieure aux attentes. La division Consommateurs a progressé de 12 % et le pôle Data Center s'est renforcé de 9 %. Pourtant plus petites, les divisions Internet of Things (+26 %) et Puces mémoire (+58 %) affichent une croissance encore plus élevée. Intel a du reste relevé ses prévisions de ventes pour l'ensemble de l'exercice, à 61,3 milliards de dollars. Cela signifierait un progrès de 3,2 % par rapport à 2016. À la fin du premier semestre, Intel avait 25,9 milliards de dollars en caisse. Sa dette nette à long terme totalisait 3 milliards de dollars. À présent que le marché large a atteint un plus-haut historique, Intel se profile comme une valeur défensive. Son taux de croissance est faible, mais sa valorisation est à l'avenant, tant en chiffres absolus que relatifs. Le rachat d'actions et le dividende renforcent son caractère défensif. Conseil : conserver/attendre Risque : moyen Rating : 2B Paru sur initiedelabourse.be le 13 octobre Intel se profile comme une valeur défensive.