Qu'arrive-t-il à Rickie Fowler? Elevé au rang de nouvelle star du golf mondial à ses débuts professionnels en 2009, le play-boy des greens ne parvient pas à confirmer ce statut. Pire: il semble même s'enfoncer au fil des ans. En pleine crise de confiance, l'Américain pointe désormais aux alentours de la 75e place du ranking mondial et est en passe de perdre ses droits de jeu pour les plus grands tournois, dont le prochain Masters d'Augusta. Le golf est décidément impitoyable. La semaine dernière, à l'occasion du Players Championship, Fowler e...

Qu'arrive-t-il à Rickie Fowler? Elevé au rang de nouvelle star du golf mondial à ses débuts professionnels en 2009, le play-boy des greens ne parvient pas à confirmer ce statut. Pire: il semble même s'enfoncer au fil des ans. En pleine crise de confiance, l'Américain pointe désormais aux alentours de la 75e place du ranking mondial et est en passe de perdre ses droits de jeu pour les plus grands tournois, dont le prochain Masters d'Augusta. Le golf est décidément impitoyable. La semaine dernière, à l'occasion du Players Championship, Fowler espérait retrouver de bonnes sensations et attendait une sorte de déclic. C'est en effet lors de ce tournoi qu'il a remporté, en 2015, la plus belle victoire de sa carrière. Mais rien ne s'est produit. En panne de vibrations, il n'a pas réussi à passer le cut. Lors de ses 25 derniers tournois sur le PGA Tour, il a d'ailleurs été éliminé prématurément à 11 reprises! Et si la réputation du Californien était tout simplement surfaite? Avec sa gueule de cinéma, son charisme naturel et ses allures de Di Caprio du swing, Fowler est certes l'un des champions les plus appréciés du grand public américain. Et nul ne conteste son talent inné sur les greens. Mais en revanche, certains se demandent s'il a bel et bien le mentalité du winner et s'il n'est pas devenu prisonnier de son image de beau gosse et de ses obligations de relations publiques. "Tu vas devoir choisir entre devenir un Kardashian du golf ou un vrai champion", lui avait balancé son coach Butch Harmon en 2017. "Il a davantage de sponsors que de victoires", ironisent les mauvaises langues du circuit. Même sir Nick Faldo a ajouté un peu d'huile sur le feu. "Bonne nouvelle: s'il ne participe pas au Masters, il pourra en profiter pour signer quelques contrats commerciaux", avait tweeté l'ancien champion devenu consultant sur CBS. Agé désormais de 32 ans, Fowler n'a remporté que cinq tournois en 10 ans et court toujours derrière son premier titre dans un tournoi du Grand Chelem. Il était passé tout près en 2014 - sa meilleure année - où il avait signé trois podiums consécutifs à l'US Open, au British Open et au PGA Championship. Mais là, depuis quelques mois, il touche le fond et collectionne les déceptions. "Je suis le premier à souffrir de cette situation. Je crois que c'est un souci mental. Il y a comme un blocage. Mon ami Jordan Spieth est passé par là ces dernières années. A force de travail, il est en passe de sortir du tunnel. Il doit me servir d'inspiration", confie-t-il. Avec John Tillery, son coach actuel, Fowler travaille dans ce sens. Objectif avoué: mettre à nouveau sous les feux de la rampe le fameux polo orange qu'il revêt lors des derniers tours des tournois et qui a participé à sa légende...