Flagey Piano Days, c'est 15 concerts, dont celui de clôture, le 12 février, d'Hélène Grimaud, complet depuis déjà plusieurs semaines. Comme la prestation de Jacob Collier, récompensant l'audace d'un post-jazz éclaté. Il s'agit d'une tendance ferme de cet...

Flagey Piano Days, c'est 15 concerts, dont celui de clôture, le 12 février, d'Hélène Grimaud, complet depuis déjà plusieurs semaines. Comme la prestation de Jacob Collier, récompensant l'audace d'un post-jazz éclaté. Il s'agit d'une tendance ferme de cette édition 2019 : le piano n'est pas seulement l'exécutant d'une oeuvre écrite mais le point de départ vers des parcelles d'électronique et d'improvisation. L'Allemand Niklas Paschburg (8 février) s'insère dans cette lignée de nouveaux paysagistes musicaux ne quittant jamais très longtemps la mélancolie. Cousin de Poppy Ackroyd (7 février), une Anglaise originale qui combine une belle nature pianistique à la Michael Nyman et des sons dérivés de synthés. Spleen imaginatif assumé ici aussi, comme chez l'Italien Stefano Bollani (7 février), à la fois jazzy et d'ambition classique, jouant d'un sens libertaire de la composition. D'autres rendez-vous, comme celui autour de Haydn, Brahms, Bach, Beethoven, Wagner ou Debussy, proposés par Paul Lewis, Vikingur Olafsson (9 février) ou la Belge Eliane Reyes (8 février), n'oublient pas le répertoire intemporel qui a largement présidé à la création de ce festival bruxellois qui incarne bien l'hybridité du piano contemporain.