Pour la première fois, les révélations dans l'affaire Ghosn ne viennent pas du Japon mais de France. Renault a annoncé avoir fait part à la justice de soupçons d'abus de biens s...

Pour la première fois, les révélations dans l'affaire Ghosn ne viennent pas du Japon mais de France. Renault a annoncé avoir fait part à la justice de soupçons d'abus de biens sociaux. Ils concernent la location de salles au château de Versailles pour le mariage de Carlos Ghosn avec Carole Nahas en 2016. Il semblerait que le coût de la location des salles (50.000 euros) ait été imputé à des contreparties d'un contrat de mécénat du château avec Renault. Contreparties qui ne devaient pas bénéficier à une personne privée. Dans la foulée, l'enquête interne chez Renault examine aussi une soirée fastueuse organisée dans le même château en 2014 et censée fêter les 15 ans de l'Alliance mais tenue le jour du 60e anniversaire de Ghosn. Dont coût : 600.000 euros payés par RNBV, la coentreprise néerlandaise contrôlée par Renault et Nissan au coeur de toute l'affaire depuis le début.