Tout est parti d'une interview accordée aux journaux flamands Het Laatste Nieuws et De Morgen. La ministre fédérale des Entreprises publiques y parle, entre autres, du poids écologique certain de l'explosion de l'e-commerce. La multiplication des livraisons au domicile des acheteurs engendre un surcroît de circulation routière et donc d...

Tout est parti d'une interview accordée aux journaux flamands Het Laatste Nieuws et De Morgen. La ministre fédérale des Entreprises publiques y parle, entre autres, du poids écologique certain de l'explosion de l'e-commerce. La multiplication des livraisons au domicile des acheteurs engendre un surcroît de circulation routière et donc des émissions carbonées. Dans l'interview, Petra De Sutter parle d'une surcharge à payer si le client veut son colis dans les 24 heures mais aussi d'un prix moindre en cas de livraison moins précipitée. La ministre évoque aussi le verdissement obligatoire de ce qu'on appelle le dernier kilomètre. C'est sur cette partie de trajet que les sociétés de livraison émettent le plus de CO2. A ce niveau, la ministre plaide pour l'organisation d'écozones en périphérie des villes où se déroulerait la répartition des colis, soit vers des points de retrait, soit vers le particulier, avec des solutions de mobilité plus respectueuses de l'environnement. La ministre souhaite à cet effet élaborer un cadre légal pour harmoniser les conditions sociales et écologiques de tout le secteur. A ce stade, il faut quand même préciser qu'aucun texte n'est encore sur la table du gouvernement ou n'a encore été discuté avec les différents acteurs du secteur. Si le paiement supplémentaire divise ces acteurs, le verdissement du dernier kilomètre y est déjà à l'oeuvre. Bpost a lancé à Malines une écozone test d'où partent des vélos cargos et des véhicules électriques. De telles zones sont en préparation à Namur et Mons. Et PostNL entend être zéro émission dans les centres-villes belges en 2025. Sans oublier les nombreuses sociétés qui livrent déjà en vélo cargo...