Un besoin d'espace. D'une maison avec jardin. D'un appartement avec terrasse. De calme et d'air pur. Si le Covid bouscule les habitudes et donne à certains l'occasion de réfléchir sur le monde de demain, il perturbe également particulièrement bon nombre de Belges qui se sont interrogés sur leur habitat ces derniers mois. Trop petit, trop grand, mal situé, pas assez aéré, etc. L'attrait pour "la campagne" s'en est vu renforcé. Et ce, au détriment de la vie en ville. Reste que cette dernière, depuis 14 mois et le début de la pandémie, part battue d'avance. Tout ce qui faisait sa force et son attractivité - service...

Un besoin d'espace. D'une maison avec jardin. D'un appartement avec terrasse. De calme et d'air pur. Si le Covid bouscule les habitudes et donne à certains l'occasion de réfléchir sur le monde de demain, il perturbe également particulièrement bon nombre de Belges qui se sont interrogés sur leur habitat ces derniers mois. Trop petit, trop grand, mal situé, pas assez aéré, etc. L'attrait pour "la campagne" s'en est vu renforcé. Et ce, au détriment de la vie en ville. Reste que cette dernière, depuis 14 mois et le début de la pandémie, part battue d'avance. Tout ce qui faisait sa force et son attractivité - services et équipements de proximité (horeca, culture, sport, etc.) - sont inaccessibles, rendant cette vie bien moins attrayante. Avant d'évoquer un éventuel renversement des grandes tendances d'aménagement du territoire en Wallonie et en Flandre (étalement urbain vs densification), il faudra avant tout observer l'évolution de cette demande après les multiples réouvertures attendues dans les prochaines semaines. Si le phénomène se poursuit, une nouvelle tendance émergera. Alors à contre-sens des principes élémentaires de préservation du territoire et des coûts qu'il engendre pour la société. A contrario, si l'attractivité des villes reprend le dessus, la machine immobilière poursuivra la route qu'elle s'était tracée. A l'heure actuelle, les évolutions post-Covid sont en tout cas relativement claires pour l'immobilier belge: les prix se sont envolés, la demande a explosé et l'offre s'est effondrée. Autant d'éléments qui étaient peu prévisibles au seuil de la pandémie en mars dernier. Et qui nous obligent à rester attentifs. Car si le marché résidentiel belge a plutôt bien résisté aux soubresauts de cette crise économique et sanitaire, comme à son habitude serait- on tenté d'écrire, il pourrait toutefois tanguer quelque peu à l'avenir vu le déséquilibre qui apparaît désormais entre l'offre et la demande. Les propriétaires ont suspendu leur décision de vendre, paniqués par les incertitudes économiques et sociales. Une situation inquiétante à plus d'un point. Car qui dit marché déséquilibré dit possible surchauffe des prix. Alors que les propriétaires devraient retrouver un peu de confiance dans les prochaines semaines et donc, pour certains, décider de mettre leur bien en vente, la dégradation de la situation économique des ménages (faillite et chômage pourraient apparaître) devrait également remettre du poids dans la balance de l'offre. De quoi atténuer la pression sur les prix et fragiliser un peu moins l'accès à la propriété. Dans ce contexte particulier, Trends-Tendances, via une série d'interviews et de reportages, s'est intéressé à ces communes qui ont connu un regain d'intérêt ces derniers mois ou dont le marché s'est encore renforcé avec le Covid-19. Une plongée dans des marchés immobiliers qui ne connaissent pas la crise. Et dont il est peu probable qu'ils y soient confrontés d'ici peu tant leur attractivité semble forte.