Juste avant Pâques, le gouvernement avait chargé Marie-Christine Marghem (MR), la ministre de l'Energie, de mettre sur pied un mécanisme de rémunération de la capacité (CRM). Un système qui doit permettre à la Belgique de sortir du nucléaire et qui verra les producteurs d'électricité être payés également pour le volume d'électricité qu'ils mettent sur le marché.
...

Juste avant Pâques, le gouvernement avait chargé Marie-Christine Marghem (MR), la ministre de l'Energie, de mettre sur pied un mécanisme de rémunération de la capacité (CRM). Un système qui doit permettre à la Belgique de sortir du nucléaire et qui verra les producteurs d'électricité être payés également pour le volume d'électricité qu'ils mettent sur le marché. L'idée de ce CRM est donc de pousser et de soutenir l'investissement, entre autres dans de nouvelles unités de production essentielles à la sortie du nucléaire. Les choses avancent. Nos collègues du Soir ont mis la main la semaine dernière sur l'avant-projet de loi qui doit créer ce mécanisme. Un document absolument pas définitif mais qui doit le devenir d'ici au 31 mai. Qu'en retenir ? Puisqu'il faut quatre ans pour construire une nouvelle unité de production, le CRM serait lancé en 2020. Le ministre en charge définit alors les besoins en capacité pour 2024. Un appel aux candidats pour livrer cette électricité est lancé en leur proposant des subsides. Ceux qui acceptent de fournir l'électricité pour le subside le moins élevé obtiennent le marché. On recommence le même processus chaque année avec toujours un horizon de quatre ans. Un processus de rectification des besoins est aussi prévu l'année qui précède la fourniture. Les producteurs s'engagent donc à ce que cette capacité soit disponible l'année demandée. Cette année-là, ils toucheront mensuellement le soutien prévu. Selon PwC, le consultant qui aide le gouvernement dans cette matière, ce CRM pourrait coûter 345 millions d'euros par an. Un chiffre délicat car il suppose de déjà prédire les besoins pour 2024... Ce coût sera répercuté sur la facture, dans le tarif d'Elia. Pour encourager la construction de nouvelles unités, le système prévoit de les soutenir pendant 15 ans. Les unités existantes devront, elles, participer chaque année aux enchères.