Certains constructeurs ont fêté la nouvelle année avec des chiffres record comme Volvo (642.253 voitures vendues) ou Porsche (256.255). D'autres font grise mine. Jeudi de la semaine dernière, Ford et Land Rover Jaguar ont annoncé un vaste plan de restructuration avec un lourd impact social. Alors que des rumeurs de départ pur et simple ont circulé, Ford a décidé de se mainteni...

Certains constructeurs ont fêté la nouvelle année avec des chiffres record comme Volvo (642.253 voitures vendues) ou Porsche (256.255). D'autres font grise mine. Jeudi de la semaine dernière, Ford et Land Rover Jaguar ont annoncé un vaste plan de restructuration avec un lourd impact social. Alors que des rumeurs de départ pur et simple ont circulé, Ford a décidé de se maintenir en Europe mais va sérieusement couper dans ses coûts. Plusieurs milliers d'emplois (sur les 53.000 européens) sont ainsi menacés. Ford va fermer son usine de Bordeaux et a même refusé la reprise du site par l'entreprise belge Punch Powerglide. En Allemagne, le constructeur américain veut arrêter la production des monospaces dans l'usine de Saarelouis. Un signe que Ford est bien décidé à revoir sa gamme au détriment des berlines (on parle de l'arrêt de la Mondeo) et des monospaces. Au Royaume-Uni, ce sont surtout, jusqu'ici, les emplois administratifs qui seraient visés. Ce plan pourrait être durci en cas de Brexit sans accord. Land Rover Jaguar (LRJ) va, lui, supprimer 4.500 emplois - soit plus de 10 % de ses effectifs - très majoritairement en Grande-Bretagne. La chute des ventes des diesels et la brutale régression du marché chinois ont sérieusement écorné les résultats du constructeur, propriété de Tata. LRJ ambitionne de ne produire que de l'électrique ou de l'hybride pour 2020. Et selon les experts, l'avènement de ce type de modèles va accélérer les pertes d'emplois dans le secteur automobile. Il faut, en effet, moins de personnel pour assembler de tels véhicules. Daimler parle de 80 à 90 % de personnel en moins, même si l'assemblage ne correspond qu'à environ 3 % des 13,3 millions de jobs du secteur en Europe. Selon l'institut de recherche allemand Fraunhofer, les pertes d'emplois s'élèveront à 300.000 si, en 2030, 40 % des véhicules du parc européen sont électriques et 25 % hybrides.