Cette première édition montoise du Mons Street Festival consacrée aux cultures urbaines intéressera-t-elle moins les lecteurs de Trends-Tendances que leurs enfants ? Pas sûr. Depuis trois décennies et l'explosion internationale du hip-hop, le genre né dans le Bronx a considérab...

Cette première édition montoise du Mons Street Festival consacrée aux cultures urbaines intéressera-t-elle moins les lecteurs de Trends-Tendances que leurs enfants ? Pas sûr. Depuis trois décennies et l'explosion internationale du hip-hop, le genre né dans le Bronx a considérablement essaimé dans tous les réseaux culturels. Mais pas seulement. Derrière les clichés jeunistes, la danse, la musique, le slam et le graff - tous au menu montois - se déclinent dans des spectacles alimentés par la vitesse et la dextérité. Le festival s'ouvre sur les acrobaties free running de Speeders Family le 23 mars à 18h30, à La Maison Folie qui accueille ce jour-là en soirée Autarcie (....), d'Anne Nguyen. Artiste associée au prestigieux Théâtre National de Chaillot, à Paris, elle chorégraphie quatre danseuses dans un jeu intense de stratégie. Toujours au même endroit, deux jours plus tard, c'est au Déjà-Vu, de Julien Carlier (Cie Abis) d'explorer la thématique du labyrinthe. Après une vingtaine d'événements, le festival culminera le 9 avril au Théâtre du Manège avec un concours chorégraphique impliquant 100 danseurs de Belgique et de France. Pour décrypter davantage ? Un Meet & Connect le 29 mars à la Maison Folie, où interviendra notamment le Liégeois Kaer, de Starflam, contextualisant la street culture en Belgique. Mons Street Festival, du 23 mars au 9 avril. www.surmars.be Par Philippe Cornet