Depuis le début de l'année, les performances de Thomas Pieters n'ont pas toujours été à la hauteur des espérances. Mais il était écrit qu'il retrouverait rapidement son meilleur niveau. " En réalité, Thomas touche très bien la balle depuis plusieurs mois, explique son coach Jérôme Theunis qui l'accompagnait sur le parcours du Bellerive CC. Mais, en golf, il faut faire preuve de patience. L'hiver dernier, nous avons modifié quelques petits détails, notamment dans son grip au putting. Il fallait un peu de temps pour que ces réglages portent le...

Depuis le début de l'année, les performances de Thomas Pieters n'ont pas toujours été à la hauteur des espérances. Mais il était écrit qu'il retrouverait rapidement son meilleur niveau. " En réalité, Thomas touche très bien la balle depuis plusieurs mois, explique son coach Jérôme Theunis qui l'accompagnait sur le parcours du Bellerive CC. Mais, en golf, il faut faire preuve de patience. L'hiver dernier, nous avons modifié quelques petits détails, notamment dans son grip au putting. Il fallait un peu de temps pour que ces réglages portent leurs fruits. Thomas avait déjà très bien performé lors de l'Open d'Ecosse et lors du British Open. Au PGA, il a encore élevé son niveau. Il ne lui a vraiment pas manqué grand-chose pour s'imposer. C'est un très bon signe. " Qui sait ? Sans ce maudit double bogey sur le trou n°17, il aurait peut-être soulevé le trophée. " Mais c'est le golf, poursuit le coach. Il venait d'enchaîner trois birdies consécutifs. Il était en confiance. Son drive est parti légèrement à droite. Il y avait, à ce moment du tournoi, une grande électricité dans l'air et la bataille faisait rage en haut du leaderboard. La tension était maximale. La foule était en transe avec Tiger Woods qui luttait pour le titre. Ça hurlait de tous les côtés. Personnellement, je n'avais jamais vécu une telle atmosphère depuis la Ryder Cup de Medinah en 2012. Thomas a assumé. C'est un gagneur. C'est dans son ADN. Il était logique qu'il prenne un petit risque sur ce trou n°17 où le birdie était très possible. " On reproche parfois au joueur anversois d'être fermé, voire arrogant. Et de ne quasiment jamais sourire. " En réalité, sur un parcours, il est dans sa bulle, précise Jérôme Theunis. Concentré. Et comme il est très perfectionniste et qu'il place toujours la barre très haut, il peut avoir, ici ou là, un petit geste d'humeur après un mauvais coup. Mais, en réalité, c'est un garçon adorable, plein d'humour et toujours tourné vers les autres. C'est un régal de travailler avec lui. " Relancé par sa performance au PGA Championship, Thomas Pieters peut désormais rêver à nouveau d'une sélection au sein de l'équipe européenne de Ryder Cup. S'il signe de bons résultats lors de ses tournois en Tchéquie et au Danemark, il pourrait hériter, in extremis, d'une wild card du capitaine Thomas Bjorn. La concurrence est énorme. Paul Casey, Rafael Cabrera Bello, Thorbjorn Olesen, Henrik Stenson et Sergio Garcia courent également derrière le précieux sésame. " Mais, dans sa forme actuelle, tout est encore possible ", confirme Jérôme Theunis qui apporte également toute son expertise à Thomas Detry, Nicolas Colsaerts et Chloé Leurquin.