Affublée en français d'un titre passe-partout ( Au royaume des fauves), cette série documentaire Netflix, sortie en mars, annonce davantage la couleur dans la version américaine de l'intitulé, Tiger King : Murder, Mayhem and Madness ( Le roi tigre : meurtre, grabuge et folie) . De fait, il y a abondance de ces éléments, surtout du grabuge...

Affublée en français d'un titre passe-partout ( Au royaume des fauves), cette série documentaire Netflix, sortie en mars, annonce davantage la couleur dans la version américaine de l'intitulé, Tiger King : Murder, Mayhem and Madness ( Le roi tigre : meurtre, grabuge et folie) . De fait, il y a abondance de ces éléments, surtout du grabuge et de la folie. L'histoire est parfaitement américaine, donc totalement décomplexée face à l'outrance, mettant en scène des personnages qui semblent tirés d'un scénario gratiné où l'exagération est une seconde nature. Joe Exotic (sic), gay tatoué et piercé, moustachu décoloré dans la cinquantaine, est le propriétaire d'un zoo d'Oklahoma qui compte nombre de fauves. Carole Baskin, propriétaire de Big Cat Rescue, avocate de la cause de ces gros chats que sont les tigres, lions, pumas et compagnie, est sa plus féroce opposante. Le mari de celle-ci a, par ailleurs, mystérieusement disparu d'un jour à l'autre. Et les coups de théâtre s'additionnent lors des sept épisodes d'une quarantaine de minutes de la série. Par exemple le fait que les deux maris de Joe s'avèrent être finalement hétéros ; ou que son nouvel associé, Jeff Lowe, ex( ?)- dealer de coke, use des bébés tigres pour séduire des femmes à Las Vegas. Avec un casting secondaire tout aussi folklo où les flingues, les 4x4, la malbouffe, les fringues criardes et les personnages louches rivalisent pour nourrir la narration. On ne s'ennuie pas une seconde, apprenant aussi qu'il y a davantage de tigres aux Etats-Unis (dans les zoos ou chez des privés) qu'en liberté dans le reste du monde. Avec, à la clé, des soupçons de meurtre qui mettent fin - provisoirement ? - à cette drôle de farce.