Il y a quelques jours, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a livré les principales conclusions de son traditionnel rapport annuel. Si le nombre total de plaintes en 2018 a diminué de 9% par rapport à l'année précédente, celles jugées recevables par le gendarme de l'audiovisuel en ...

Il y a quelques jours, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a livré les principales conclusions de son traditionnel rapport annuel. Si le nombre total de plaintes en 2018 a diminué de 9% par rapport à l'année précédente, celles jugées recevables par le gendarme de l'audiovisuel en Fédération Wallonie-Bruxelles ont en revanche explosé. Sur les 360 plaintes reçues l'année dernière, le CSA a estimé que 227 d'entre elles étaient justifiées, soit une augmentation de 134% en un an. Deux thématiques se dégagent principalement des plaintes jugées recevables par le régulateur : le non- respect de l'égalité entre les hommes et les femmes dans plusieurs médias, effet #MeToo oblige, et les entorses au règlement concernant les programmes de télévision et de radio pendant la période électorale, en l'occurrence les élections communales du 14 octobre dernier où plusieurs candidats et formations estiment avoir été désavantagés. Autre enseignement majeur du dernier rapport du CSA : l'année 2018 représente " un pas de géant du secteur en matière d'accessibilité des programmes pour les personnes en situation de déficience sensorielle ". L'année dernière, le paysage audiovisuel en Belgique francophone s'est en effet imposé un nouveau règlement ambitieux qui imposera, dans les cinq années à venir, jusqu'à 95% de programmes sous-titrés pour les différentes télévisions. Un soulagement pour les 15% de citoyens concernés au sud du pays. F.B.