Le profil des acheteurs qui souhaitent acheter un appartement est très varié et leurs intérêts seront différents qu'ils soient occupants ou investisseurs. Une réalité qui aura des implications sur la localisation de leur appartement, le rendement, voire la superficie du bien. Le champ des possibilités est donc infini. Ceci étant, certaines vérités restent toujours bonnes à rappeler, qu'importe la typologie de l'acheteur...
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Le profil des acheteurs qui souhaitent acheter un appartement est très varié et leurs intérêts seront différents qu'ils soient occupants ou investisseurs. Une réalité qui aura des implications sur la localisation de leur appartement, le rendement, voire la superficie du bien. Le champ des possibilités est donc infini. Ceci étant, certaines vérités restent toujours bonnes à rappeler, qu'importe la typologie de l'acheteur... La soi-disant barre psychologique des 200.000 euros est en fait plus large que prévue. Le prix d'achat d'un bien va aujourd'hui de 150.000 à 300.000 euros. " Le plus étonnant, en fait, est la méconnaissance des investisseurs sur leur réelle capacité financière, explique Jonathan Pham, cofondateur de l'agence We Invest. Ils sont encore nombreux à vouloir payer leur appartement neuf en cash. Ils se disent qu'ils disposent de 150.000 euros et qu'ils achèteraient bien un petit appartement. Or, procéder de cette manière, c'est faire fausse route. Avec ce montant, il est beaucoup plus intéressant d'emprunter et d'acheter deux appartements, de manière, en plus, à diversifier les risques. Nous passons beaucoup de temps avec nos clients à évoquer cette optimisation fiscale. Il est vraiment important d'avoir un détachement financier par rapport à son choix. Quand on investit dans un bien, on parle davantage de placement que d'immobilier. " La règle de base de tout investissement est simple : n'achetez pas selon vos envies mais en fonction de celles du marché. Or, le plus souvent, l'investisseur bon père de famille ne suit pas ce précepte. " Il souhaite avant tout acheter dans l'environnement qu'il connaît le mieux, à savoir à proximité de chez lui, constate Jonathan Pham. Il y a une peur d'aller voir ailleurs, de privilégier un quartier en devenir ou un rendement intéressant. Les achats sont le plus souvent émotionnels alors qu'ils devraient être plus rationnels. Nous pensons qu'il est, par exemple, plus opportun de miser sur des quartiers en devenir, comme les abords du canal qui sont en plein renouveau. Des projets situés en centre-ville, à proximité des transports en commun et des lieux de service, sont aussi des évidences. " Le petit appartement reste plébiscité. Il est le plus accessible financièrement, permet d'obtenir un rendement intéressant et dispose d'une demande locative importante. " Il n'y a pas d'investissement idéal, cela dépend de chaque profil, conclut Jonathan Pham. Le rendement le plus élevé est obtenu sur des unités plus petites, comme le kot étudiant, le studio, l'appartement une chambre. Le deux chambres reste l'appartement standard, celui où les risques sont les moins élevés. En résumé, acheter un immeuble pour le mettre en location est très différent que d'en acheter un pour y habiter soi-même. Celui qui investit dans l'immobilier doit établir un plan financier rigoureux et miser sur le rendement le plus élevé possible au mètre carré. Pour chaque euro investi dans un mètre carré supplémentaire ou une chambre de plus, vous devez vous demander si ce supplément peut se traduire en un loyer mensuel plus élevé. "