Vainqueur du British Open, Collin Morikawa va-t-il, dans la foulée, remporter la médaille d'or du tournoi olympique de Tokyo qui débute ce jeudi? Pour le champion américain d'origine japonaise, ce serait une fantastique consécration dans le pays de ses ancêtres!
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Vainqueur du British Open, Collin Morikawa va-t-il, dans la foulée, remporter la médaille d'or du tournoi olympique de Tokyo qui débute ce jeudi? Pour le champion américain d'origine japonaise, ce serait une fantastique consécration dans le pays de ses ancêtres! Agé de 24 ans à peine et professionnel depuis un peu plus de deux ans, Morikawa est en train d'écrire l'histoire. En 2020, jeune pro, le natif de Los Angeles formé à l'Université de Californie de Berkeley s'était révélé à la planète golf en s'adjugeant le PGA Championship à San Francisco. Son sacre au British Open, sur le terrible parcours du Royal St.George's, lui a permis de soulever son deuxième trophée en Grand Chelem et de se hisser à la troisième place du ranking mondial. En fait, Collin Morikawa est un champion à part. Il n'a pas la puissance physique des grands frappeurs de sa génération, genre Jon Rahm, Bryson DeChambeau, Brooks Koepka ou Dustin Johnson. Il n'a pas le petit jeu de Jordan Spieth, ni le charisme naturel de Phil Mickelson. Mais il compense par un arsenal très solide dans tous les secteurs du jeu. Il n'a aucun point faible. Ses fers sont notamment d'une précision diabolique. Ses balles semblent toujours posées à la main, au bon endroit, au bon moment. Et puis le garçon a un mental d'acier qui lui permet de gérer intelligemment toutes les situations. Il joue juste et bien. Au Royal St.George's, il disputait le premier British Open de sa carrière. C'est à peine s'il avait déjà foulé un vrai links. Et il gagné avec l'autorité d'un vétéran, sans jamais s'affoler, avec une sérénité presque glaciale, toujours guidé par une forme de force tranquille. Même sous pression, il a trouvé les bonnes solutions au point de décourager le Sud-Africain Louis Oosthuizen, longtemps leader. Dieu sait pourtant si le mythique links du Kent, balisé par un rough infernal et des bunkers profonds, était complexe à maîtriser. A ce rythme, Morikawa est évidemment promis au plus grand destin. On ne gagne pas, en l'espace de deux ans, deux Majors, un WGC et deux tournois sur le PGA Tour par hasard. Le jeune homme - dont le swing ressemble étonnamment à celui du légendaire Ben Hogan - a clairement le profil d'un futur number one. Dans ce contexte, les Jeux de Tokyo tombent à point nommé pour compléter son oeuvre. Certes, les Japonais supporteront en priorité "leur" Matsuyama, dernier lauréat du Masters d'Augusta. Mais, quelque part, il auront aussi à coeur d'encourager ce Morikawa, enfant du pays par procuration!