C'est un type d'opération qui a le vent en poupe: Toshiba, Johnson & Johnson ou GE y ont eu recours ces dernières semaines. CFE, le groupe belge actif dans la construction, le dragage et l'ingénierie marine, va se scinder en deux unités distinctes....

C'est un type d'opération qui a le vent en poupe: Toshiba, Johnson & Johnson ou GE y ont eu recours ces dernières semaines. CFE, le groupe belge actif dans la construction, le dragage et l'ingénierie marine, va se scinder en deux unités distinctes. En fait, il va sortir Deme de son giron. Filiale à 100% de CFE, Deme est l'un des leaders mondiaux dans le développement de parcs éoliens offshore et du dragage. Sa valorisation tourne aux alentours de 1,5 milliard d'euros. L'idée est de permettre aux deux sociétés de se développer en fonction de leur propre stratégie. Sous CFE subsisteront donc les activités de promotion immobilière (BPI), de construction, d'installations techniques et celles liées au rail (CFE Contracting). L'opération, qui verra chaque détenteur d'une action CFE recevoir une action de la nouvelle entreprise (le nom n'est pas encore connu), doit être avalisée par les détenteurs d'au moins 75% du capital. Sans doute une formalité puisque Vinci (12,1%) et Ackermans & van Haaren (62,1%) soutiennent cette scission. Les investisseurs apprécient aussi puisque le cours de Bourse de CFE a pris 10% la semaine dernière. Deux tiers des revenus de CFE proviennent de Deme qui emploie 5.200 des 8.000 salariés du groupe.