La conférence de presse donnée par Carlos Ghosn à Beyrouth la semaine dernière était très attendue. L'ancien patron de l'Alliance Renault-Nissan n'y a admis ni délit ni erreur. C'était prév...

La conférence de presse donnée par Carlos Ghosn à Beyrouth la semaine dernière était très attendue. L'ancien patron de l'Alliance Renault-Nissan n'y a admis ni délit ni erreur. C'était prévisible. Carlos Ghosn continue à crier au complot : " Ils voulaient se débarrasser de Renault. Alors ils se sont débarrassés de moi. Beaucoup de gens font partie du complot, au sein de Nissan et des autorités japonaises ". S'il n'a pas été jusqu'à charger Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, il a quand même réglé son compte à l'exécutif français : " Il y a une grande responsabilité chez ceux qui ont sacrifié la présomption de mon innocence à la préservation de l'entente franco-japonaise ". Carlos Ghosn promet aussi de se battre pour ses droits et pour rétablir son honneur. A ce titre, il vient d'attaquer Renault aux prud'hommes pour non-paiement de ses indemnités de retraite et au tribunal du commerce pour recevoir ses actions de performance.