Brillant lauréat du dernier Players Championship, Cameron Smith sera, la semaine prochaine, l'un des grands outsiders du Masters. Agé de 28 ans, le champion australien respire actuellement la forme. Il apprécie beaucoup, en outre, le diabolique parcours d'Augusta où il use et abuse de la précision de ses coups. En 2020, il avait d'ailleurs terminé deuxième du tournoi, devenant au passage le premier joueur de l'histoire des Grands Chelems à rentrer quatre cartes inférieures à 70. Un véritable exploit!
...

Brillant lauréat du dernier Players Championship, Cameron Smith sera, la semaine prochaine, l'un des grands outsiders du Masters. Agé de 28 ans, le champion australien respire actuellement la forme. Il apprécie beaucoup, en outre, le diabolique parcours d'Augusta où il use et abuse de la précision de ses coups. En 2020, il avait d'ailleurs terminé deuxième du tournoi, devenant au passage le premier joueur de l'histoire des Grands Chelems à rentrer quatre cartes inférieures à 70. Un véritable exploit! Au baromètre de la notoriété, Cameron Smith ne rivalise pas avec les stars mondiales du swing. Loin s'en faut. Avec sa coupe mulet et sa petite moustache blonde, il n'a ni le look de Jordan Spieth, ni le charisme de Rory McIlroy. Mais sans mot dire, il suit son petit bonhomme de chemin. Il totalise déjà sept titres à son tableau de chasse. Et ses deux sacres de cette année sur le PGA Tour, à Hawaï et au TPC Sawgrass, lui ont permis de se hisser à la sixième place du ranking mondial. En attendant mieux! Issu d'une famille modeste d'ouvriers de la Nouvelle- Galles du Sud, le natif de Brisbane a découvert les joies du swing en suivant son père qui, lorsqu'il ne montait pas des taureaux, aimait chasser les birdies sur les fairways du Wontima GC. Le jeune talent a ensuite gravi les échelons pas à pas, sur le circuit australien d'abord, aux Etats-Unis ensuite. L'histoire du golf australien est riche en champions d'exception. Dans les années 1950, Peter Thomson remporta cinq British Open. Le légendaire Greg Norman suivit ses traces dans les années 1980, s'offrant également deux Claret Jugs et devenant numéro un mondial. Jason Day s'adjugea le PGA Championship et Adam Scott devint le premier "kangourou" à revêtir la green jacket du Masters. Cameron Smith est bien parti pour suivre les traces de ses illustres aînés. Instinctif et très doué techniquement, impérial dans le petit jeu et les coups de fer, il s'est également amélioré au driver grâce notamment à un gros travail physique. En réalité, c'est devenu un champion complet avec, en prime, un mental très solide. Lors de la dernière journée du Players Championship, il a signé 10 birdies et, en véritable métronome, il a enquillé des putts improbables. Sous pression sur le fameux 17e trou - avec son green minuscule ceinturé d'eau -, il n'a pas hésité à attaquer le drapeau sans trembler. C'est la marque des grands. Toujours nature et souriant, l'Australien est un champion cool, bien dans sa peau. Pour bien préparer le Masters, il n'a pas disputé le WGC Match Play et est resté dans sa maison de Floride aux côtés de ses parents qu'il n'avait plus vu depuis le début de la pandémie. Chez les Smith, la famille, c'est sacré. A Augusta, il sera frais comme un gardon et jouera pour la gagne!