En s'adjugeant le World Golf Championship de Mexico, Dustin Johnson est entré dans le cercle très fermé des champions ayant remporté 20 titres sur le PGA Tour. Il est le 38e joueur de l'histoire à réussir cet exploit. Et seulement le cinquième à le signer avant ses 35 ans. Il rejoint quatre légendes : Tom Watson, Johnny Miller, Phil Mickelson et Tiger Woods !
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En s'adjugeant le World Golf Championship de Mexico, Dustin Johnson est entré dans le cercle très fermé des champions ayant remporté 20 titres sur le PGA Tour. Il est le 38e joueur de l'histoire à réussir cet exploit. Et seulement le cinquième à le signer avant ses 35 ans. Il rejoint quatre légendes : Tom Watson, Johnny Miller, Phil Mickelson et Tiger Woods ! Pour le grand public, Dustin Johnson est surtout connu - et reconnu - pour la longueur phénoménale de ses drives, généralement mesurés à plus de 300 mètres. Mais à ses qualités naturelles de gros frappeur, liées à son envergure (1,93 m sous la toise), l'Américain ajoute désormais bien d'autres atouts. Ces dernières années, il a ainsi nettement amélioré ses statistiques dans le petit jeu, au point d'acquérir une régularité de métronome avec ses wedges et son putter. Au WGC de Mexico, il a touché 80% des greens en régulation et a signé une moyenne de 1,7 putt par green. Pour passer un nouveau cap, il lui reste désormais à confirmer sa suprématie dans les tournois du Grand Chelem. Pour l'heure, " D.J. " n'a inscrit qu'un seul Major à son palmarès : l'US Open en 2016. Avec un brin de réussite, son tableau de chasse aurait pu être plus fourni. Souvenez-vous de cette maudite année 2010. En tête au départ du dernier tour de l'US Open à Pebble Beach, il s'écroula le dimanche avec une carte de 82. Et, quelques semaines plus tard, alors que la victoire à l'USPGA lui semblait promise à Whistling Straits, il confondit un bunker avec un fairway et hérita de deux points de pénalité sur le dernier trou. De la même façon, sans un vilain coup de fer 2, il aurait sans doute remporté le British Open 2011 au Royal St.George. Et en 2015, trois putts sur le dernier trou lui coûtèrent la victoire à l'US Open. Une vraie malédiction. D'autant que la liste n'est pas exhaustive. Souvent idéalement placé après trois tours, Dustin Johnson a pris la mauvaise habitude de craquer lors du dernier jour des Majors. Et s'il parvenait à vaincre le signe indien lors de ce millésime 2019 ? Ce n'est pas impossible. De son propre aveu, il n'a jamais aussi bien touché la balle. Il est en pleine confiance, dans tous les secteurs de son jeu. De nombreux spécialistes estiment même que, depuis le grand Tiger Woods du début des années 2000, aucun joueur n'a donné une telle impression de domination sur le circuit. Voilà donc Dustin Johnson devant ses responsabilités. Derrière sa façade de colosse, on sait que l'homme est fragile. Il n'a jamais caché qu'il avait souffert, un moment, de sa dépendance à l'alcool. En 2014, il avait même mis sa carrière entre parenthèses pour des " raisons personnelles ". En coulisses, il se chuchota que le champion avait été contrôlé positif à la cocaïne. Mais, depuis, il a réussi à exorciser tous ses démons. Il lui reste à présent à s'installer en haut de l'affiche sur la durée. Rendez-vous, début avril, au Masters d'Augusta pour le premier Grand Chelem de l'année.