Brussels Airport a logiquement connu une baisse de régime en 2016, à la suite des attentats du 22 mars. Le nombre de passagers a reculé de 7 %, à 21,8 millions de personnes. La baisse a été du même ordre pour le chiffre d'affaires, à 486 millions d'euros, et pour le bénéfice net, à 65 millions. Au total, ces attentats ont coûté 90 millions, ce qui comprend notamment la reconstruction du hall de départ. Depuis, l'activité s'est redressée. Sur les quatre premiers mois de 2017, la fréquentation a même battu des records. Cependant, un facteur pourrait venir déstabiliser cette envolée : les amendes pour les avions trop bruyants. Depuis le 22 avril, la Région bruxelloise a décidé de dresser des P.-V. mais de ne percevoir les pénalités que dans un ou deux ans. Cela crée un climat incertain, déclare Arnaud Feist (photo), le CEO de Brussels Airport.

Par Jean-Christophe de Wasseige