L'US Open est taillé à sa mesure... Un an après avoir remporté ce tournoi du Grand Chelem sur le parcours d'Erin Hills, Brooks Koepka a remis le couvert à Shinnecock Hills, devenant le septième joueur de l'histoire à conserver son titre. Le dernier en date était Curtis Strange, lauréat en 1988 et 1989. L'histoire est d'autant plus belle que voici quelques mois à peine, le Floridien se posait d'inquiétantes questions sur sa carrière après une délicate opération au poignet gauche. Le revoilà aujourd'hui plus conquérant que jamais et...

L'US Open est taillé à sa mesure... Un an après avoir remporté ce tournoi du Grand Chelem sur le parcours d'Erin Hills, Brooks Koepka a remis le couvert à Shinnecock Hills, devenant le septième joueur de l'histoire à conserver son titre. Le dernier en date était Curtis Strange, lauréat en 1988 et 1989. L'histoire est d'autant plus belle que voici quelques mois à peine, le Floridien se posait d'inquiétantes questions sur sa carrière après une délicate opération au poignet gauche. Le revoilà aujourd'hui plus conquérant que jamais et parachuté à la quatrième du ranking mondial. En attendant sans doute mieux tant son potentiel est gigantesque. Agé de 28 ans et véritable force de la nature, Koepka n'est pas aussi médiatisé que ses compatriotes Dustin Johnson, Jordan Spieth, Justin Thomas ou Rickie Fowler. Mais c'est peut-être le joueur le plus complet de la bande. A son drive supersonique, il ajoute en effet un registre très large. C'est d'ailleurs essentiellement avec son petit jeu et son putting qu'il a construit son sacre à Shinnecock Hills. Dans des conditions de jeu souvent dantesques, sur un parcours diabolique (par 70) balayé par le vent et qui ne pardonnait pas la moindre erreur, Koepka a fait preuve d'une remarquable maîtrise technique et d'une étonnante sérénité tactique. Le dimanche, sous pression, il est resté d'un calme absolu pour s'imposer finalement avec un coup d'avance sur l'Anglais Tommy Fleetwood, auteur d'un dernier tour exceptionnel. A un peu plus de trois mois de la Ryder Cup, les Américains ont, en tout cas, marqué leur territoire, plaçant quatre joueurs dans le top cinq du tournoi. C'est aussi le cinquième succès américain consécutif dans un Major. Voilà qui incitera sûrement les Européens à se réveiller, dans un mois, lors du British Open de Carnoustie. Shinnecock Hills a, en effet, fait d'énormes dégâts. Plusieurs grandes stars, déboussolées sur ce parcours de folie, n'ont même pas réussi à passer l'écueil du cut fixé à 8 au-dessus du par. Ce fut notamment le cas de Martin Kaymer (+18), de Jon Rahm (+15), de Sergio Garcia (+14), de Jason Day (+12), de Rory McIlroy (+10) ou de Jordan Spieth (+9). Tiger Woods (+10) a également été éliminé prématurément. Dix ans après son dernier sacre dans un Major (c'était à Torrey Pines lors de l'US Open 2008), l'ancien n°1 mondial rêvait de frapper un grand coup. Mais, alors que son jeu long était plutôt régulier, il a été trahi, cette fois, par son putting. Comme redouté, la remontée vers les sommets est compliquée pour le Tigre qui espère être exact au rendez-vous de Carnoustie.