Le Boston Consulting Group est un autre grand consultant qui se penche ponctuellement sur l'industrie de la gestion de fonds, en ne se limitant toutefois pas aux groupes cotés en Bourse. Son dernier rapport (Global Asset Management 2017) est sorti il y a quelques semaines et pose un constat tout aussi alarmant sur les perspectives actuelles des gestionnaires d'actifs. Il a été réalisé en interrogeant 153 gestionnaires d'actifs, qui...

Le Boston Consulting Group est un autre grand consultant qui se penche ponctuellement sur l'industrie de la gestion de fonds, en ne se limitant toutefois pas aux groupes cotés en Bourse. Son dernier rapport (Global Asset Management 2017) est sorti il y a quelques semaines et pose un constat tout aussi alarmant sur les perspectives actuelles des gestionnaires d'actifs. Il a été réalisé en interrogeant 153 gestionnaires d'actifs, qui représentent 43.000 milliards de dollars en encours, soit 62 % des actifs sous gestion au niveau global. "Les défis auxquels font face l'industrie des fonds de placement ont été confirmés en 2016. Pour la première fois depuis la crise de 2008, le chiffre d'affaires des gestionnaires traditionnels (qui dépend plus des commissions qu'ils reçoivent) s'est contracté au niveau global, de même que leurs résultats." Si les actifs sous gestion ont progressé, les auteurs du rapport soulignent que cette performance est surtout due à la bonne santé des marchés financiers, tandis que la croissance des nouveaux apports a été faible. "Pour 2017, l'environnement reste difficile, avec des flux qui devraient continuer à sortir des fonds gérés activement au profit des solutions passives, qui rapportent toutefois nettement moins par rapport au volume d'actifs sous gestion. Dans le même temps, l'accélération de nouvelles technologies disruptives pourrait dégager des opportunités pour certains gestionnaires, et menacer d'autres gestionnaires moins prompts aux changements". Et le consultant de souligner que le monde de la gestion de fonds de demain pourrait voir l'émergence de nouveaux acteurs, avec un classement global qui pourrait s'en trouver bouleversé. "Les sociétés de gestion vont devoir saisir les opportunités (fusions et acquisitions, partenariats, accès à de nouveaux marchés, etc.) qui se présenteront, transformer fondamenta-lement leur manière de travailler, et adopter des nouvelles technologies, notamment dans la distribution et dans les décisions d'investissement. En définitive, la capacité de gérer ses coûts dans cet environnement permettra de différencier les gestionnaires qui ressortiront vainqueurs de ces évolutions."