Depuis son ouverture en janvier 2020 - en lieu et place de l'ancien Idiot du village, adresse appréciée des Bruxellois -, La Bonne chère est précédé d'une excellente réputation avec, en étendard, un 14/20 au guide Gault&Millau qui lui décernait même le titre de découverte de l'année 2021 à Bruxelles, mais aussi une presse et autres influenceurs quasi unanimes.
...

Depuis son ouverture en janvier 2020 - en lieu et place de l'ancien Idiot du village, adresse appréciée des Bruxellois -, La Bonne chère est précédé d'une excellente réputation avec, en étendard, un 14/20 au guide Gault&Millau qui lui décernait même le titre de découverte de l'année 2021 à Bruxelles, mais aussi une presse et autres influenceurs quasi unanimes. Se donnant comme devise "Dieu donne la viande, le Diable les cuisiniers", l'endroit met d'emblée en appétit! Et le jeune quatuor à sa tête est motivé. Celui-ci s'est formé chez Odette en ville, avec notamment deux anciens du Wine Bar: Alexandru Sapco (aux fourneaux) et Jérémie Stoecklin, qui assure un service d'enfer en salle. Ceux-ci sont épaulés, respectivement, par Jean-Jacques Francès et Lorah Sutac. Quand on pénètre à La Bonne chère, on est séduit par la déco de vieux bistrot bruxellois revisitée. Et quand on ouvre la carte, on se sent en bonne compagnie avec cette riche sélection de bouteilles de la brasserie Cantillon. En ce mois d'août, le Lambic rhubarbe Nath (35 euros/75 cl) est l'allié idéal pour rafraîchir les organismes. On est aussi rafraîchi par le prix du menu (obligatoires les vendredis soirs et samedis soirs): 80 euros pour sept services. Par 30 degrés, on aurait préféré une formule plus courte. En pleine semaine, on s'est donc rabattu sur la carte... On s'attendait à un ceviche de sériole (23 euros) tout en fraîcheur... Si l'accord de saveurs fonctionne plutôt bien, l'assiette est trop chargée, avec une émulsion fruit de la passion, du maïs grillé, du guacamole et un excellent chips de maïs. Mais c'était tout de même plus convaincant que ces langoustines sauce safran et fève tonka (26 euros). De la cuisson des crustacés à l'assaisonnement, c'est un peu terne. Comme ce ris de veau au jus terre-mer (aux crevettes) et sa déclinaison de carotte (37 euros). Très bien cuit, le turbot (37 euros) est par contre excellent, accompagné d'une sauce originale à la noisette et d'une poêlée de cèpes et de girolles. Tandis qu'on termine en beauté avec un pain perdu aux mirabelles (12 euros) et glace leche merengada (une boisson espagnole traditionnelle). Les produits sont beaux, la petite touche de folie et l'envie de faire plaisir sont là, mais il manque quand même de la précision dans ces assiettes pas données pour réellement faire naître en nous l'enthousiasme généralisé qui entoure ce bistro gastro bruxellois.