Aux Etats-Unis, on les appelle les department stores, des grands paquebots de 10.000 m2 où le client peut tout trouver à l'instar des magasinsInno chez nous. Un modèle qui a longtemps prospéré avec des noms aussi prestigieux que Macy's, Bloomingdale's ou Kohl. Jusqu'il y a peu, hors automobiles, carburants et restaurants, ils comptaie...

Aux Etats-Unis, on les appelle les department stores, des grands paquebots de 10.000 m2 où le client peut tout trouver à l'instar des magasinsInno chez nous. Un modèle qui a longtemps prospéré avec des noms aussi prestigieux que Macy's, Bloomingdale's ou Kohl. Jusqu'il y a peu, hors automobiles, carburants et restaurants, ils comptaient pour 10% des ventes retail aux Etats-Unis. Aujourd'hui, la pandémie et la concurrence féroce de la vente en ligne ont fait tomber cette part de marché à... 1%! Malgré tout, Amazon, leur plus féroce compétiteur, compte s'y lancer d'ici peu, à en croire une exclusivité du Wall Street Journal. Déjà n°1 mondial de la grande distribution (devant Walmart) si l'on omet la Chine, Amazon aurait l'ambition d'ouvrir des grands magasins de 3.000 m2 dans des zones de forte chalandise. Un format beaucoup plus petit que la norme (10.000 m2) mais que des leaders du secteur comme Bloomingdale's adoptent de plus en plus. L'Ohio et la Californie ouvriraient la danse. Depuis le rachat de Whole Food, Amazon n'a eu de cesse de tester des modèles de magasin physique: les Go sans caissier, les Fresh qui ne proposent que du frais, des librairies et les 4 Stars qui vendent des gadgets, de l'électronique et des produits destinés à la cuisine. Ouvrir des grands magasins est risqué mais fait sens. D'une part, ils vont constituer une autre source de revenus quand l'expansion des ventes en ligne finira par se tasser. D'autre part, ils vont permettre aux clients habituels d'Amazon d'essayer des produits qu'ils n'auraient sans doute jamais osé acheter en ligne. Notamment les vêtements et la mode de luxe qui ont du mal à décoller sur les sites d'Amazon.