" Le temps n'est pas encore venu et les garanties ne sont pas réunies ", a déclaré le Premier ministre Charles Michel à l'issue d'un conseil des ministres restreint qui devait statuer sur la mise en Bourse de Belfius. Comme on s'y attendait depuis plusieurs mois (lire Trends-Tendances du 28 juin), les planètes n'étaient plus alignées pour réussir cette " IPO ". ...

" Le temps n'est pas encore venu et les garanties ne sont pas réunies ", a déclaré le Premier ministre Charles Michel à l'issue d'un conseil des ministres restreint qui devait statuer sur la mise en Bourse de Belfius. Comme on s'y attendait depuis plusieurs mois (lire Trends-Tendances du 28 juin), les planètes n'étaient plus alignées pour réussir cette " IPO ". L'opération est donc reportée sine die. Avant les vacances, il paraissait déjà évident que les marchés financiers n'étaient plus porteurs et qu'aucune solution n'avait été trouvée pour indemniser les coopérateurs d'Arco sans risquer une rebuffade de la Commission européenne qui aurait pu considérer tout versement à ces coopérateurs comme une aide d'Etat illégale. Le fait qu'une grande partie de l'enveloppe financière de 600 millions prévue pour réaliser cette indemnisation serait venue d'un dividende exceptionnel de 400 millions d'euros versé par Belfius compliquait encore un peu la donne. La banque n'était pas à l'abri d'une décision européenne en sa défaveur. Voici quelques jours, le conseil d'administration de Beflius a d'ailleurs posé ses conditions : pas d'entrée en Bourse sans le feu vert européen à une solution pour Arco. Bref, le dossier n'était pas prêt. Et les échéances électorales s'approchant (les communales en octobre, les législatives en mai prochain), une introduction en Bourse aventureuse aurait été suicidaire pour les partenaires de la majorité. Quand aura lieu un prochain alignement des planètes ? Pas avant la prochaine législature et la constitution d'un nouveau gouvernement. Cela nous reporte à 2020. Au plus tôt.