Il manque à Bruxelles de ce genre d'adresses où l'on boit bien, même un cocktail, et où l'on mange un bout sans se prendre la tête. En pénétrant chez Bélier, à deux pas de la Bourse, on est immédiatement conquis par la décoration chaleureuse des lieux. Le duo à l'origine du projet a mis un an pour transformer cette ancienne discothèque en un bistrot accueillant, chinant le beau bar à Paris, les banquettes en bois aux Pays-Bas, etc.
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Il manque à Bruxelles de ce genre d'adresses où l'on boit bien, même un cocktail, et où l'on mange un bout sans se prendre la tête. En pénétrant chez Bélier, à deux pas de la Bourse, on est immédiatement conquis par la décoration chaleureuse des lieux. Le duo à l'origine du projet a mis un an pour transformer cette ancienne discothèque en un bistrot accueillant, chinant le beau bar à Paris, les banquettes en bois aux Pays-Bas, etc. En salle, Denis Galais (déjà derrière le bar Le Bonnefooi tout proche) a composé une solide sélection d'alcools et de bières artisanales, belges ou importées. A la pression, il propose par exemple en ce moment une délicieuse Transmission IPA (5 euros) de la North Brewing Company à Leeds. Une IPA fruitée, acidulée et trouble dans le plus pur style de celles de la Nouvelle-Angleterre. Les amateurs pourront également parcourir la belle carte de cocktails mise au point par l'excellent Ali Gottschalck (ancien du Bonnefooi et surtout du Life is Beautiful, rue Dansaert). Tant son " Sergent Pepper " (12 euros), au pisco et sherry, que son " Pascal Buyse's Manhattan " (11,50 euros), clin d'oeil à un collègue barman où le vieux genièvre remplace le gin, sont irréprochables. Resserrée, la carte se fait, quant à elle, joyeusement éclectique. On y piochera pour commencer quelques huîtres Tia Maraa et Gillardeau (15,50 euros les six) ou de bons couteaux de mer (11,50 euros) préparés à l'espagnole, avec lentilles, lard et poivron. Ce soir-là, les plats du jour célébraient la viande. Avec, par exemple, un filet de porc saumuré (15,50 euros), chicons braisés et purée de carottes. Pas mal mais la viande est un peu coriace et salée. On préfère la tagliata de boeuf argentin (19,50 euros), servie avec une salade de roquette, un condiment à la tomate séchée et des grenailles. Avec ça, on se prend un verre de " Cochon " du Domaine du Sulauze en Provence - un chouette Vin de France en biodynamie proposant l'assemblage du Sud : cabernet sauvignon, cinsault, grenache, mourvèdre et syrah - et on est bien... Ouvert depuis début juillet (même si l'inauguration officielle a eu lieu fin septembre), Bélier doit encore trouver ses marques - en cuisine et du côté de la sélection des vins -, mais l'endroit a déjà beaucoup de gueule. En tout cas, réjouissons-nous que fleurissent enfin à Bruxelles ces bars à manger si populaires à Paris ou Londres !