Lorsque le directeur de Balkan Trafik, Nicolas Wieërs, débarque au centre de Bruxelles pour vous entretenir de son festival, il amène avec lui une bouteille de The Red, la cuvée de vin albanais mis en bouteille par ses soins, un tee-shirt flamboyant et des BD Voyage dans les Balkans traduites en plusieurs langues du Sud-Est européen, dont le serbo-croate. Tout cela à cinq minutes à pied de l'impasse de la Tête de boeuf, où se dresse depuis peu...

Lorsque le directeur de Balkan Trafik, Nicolas Wieërs, débarque au centre de Bruxelles pour vous entretenir de son festival, il amène avec lui une bouteille de The Red, la cuvée de vin albanais mis en bouteille par ses soins, un tee-shirt flamboyant et des BD Voyage dans les Balkans traduites en plusieurs langues du Sud-Est européen, dont le serbo-croate. Tout cela à cinq minutes à pied de l'impasse de la Tête de boeuf, où se dresse depuis peu une fresque dédiée au festival et commandée à l'artiste Rikardo Druskic (1990), venu spécialement de Sarajevo pour la réaliser. Pour Nicolas Wieërs, cet événement consacré aux Balkans est davantage qu'une opération culturelle, plutôt une histoire d'amour pour un bout d'Europe toujours blessé par les guerres et la chute du rideau de fer. " Ils ont beaucoup plus conscience que nous de ce qu'est le carpe diem. Ils déploient une énergie de dingues sur un terrain où leur créativité s'avère complémentaire de la nôtre ". Soit, pour ce festival, un mix de théâtre, films, musiques, écritures, happenings, arts graphiques, débats, sans oublier la cuisine d'un catering bosniaque installée à Bozar. Les plus jeunes lecteurs de Trends-Tendances - ou leurs enfants - s'intéresseront à la soirée du 26 avril où electro et hip-hop mêlant artistes de là-bas et d'ici s'invitent au VK, salle de Molenbeek. Une électricité qui se retrouve aussi bien dans le cinéma présenté en collaboration avec le Festival du film de Sarajevo que dans cette prometteuse soirée du 25 avril consacrée aux livres, et notamment à l'héritage de ce qui fut la Yougoslavie. Reste à la musique d'assumer son rôle de noyau central des émotions : par exemple le 27 avril avec Tcha Limberger Trio, merveilleux groupe entre jazz et rythmes d'Europe centrale mené par un violoniste manouche surdoué. Ou ce qui pourrait être le clou de ces cinq jours, la prestation du Marko Markovic Orkestar & Boban Markovic, fanfare tzigane qui devrait faire vibrer les fondations du vieux palais des Beaux-Arts. Et le dimanche, en conclusion, le Giant Horo propose gratuitement d'apprendre à danser le balkanique sur la Grand-Place de Bruxelles en compagnie de quelques milliers d'autres personnes.