Organisée en alternance avec la Ryder Cup, la Presidents Cup oppose, tous les deux ans, les meilleurs joueurs américains à leurs homologues internationaux (hors Europe). L'édition 2017 se dispute, cette semaine, sur le parcours du Liberty National Golf Club, dans le New Jersey.
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Organisée en alternance avec la Ryder Cup, la Presidents Cup oppose, tous les deux ans, les meilleurs joueurs américains à leurs homologues internationaux (hors Europe). L'édition 2017 se dispute, cette semaine, sur le parcours du Liberty National Golf Club, dans le New Jersey. Il fut une époque où la majorité des grands champions se recrutaient quasiment exclusivement aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Au fil des générations, la situation a nettement évolué. Aujourd'hui, l'art du swing est universel et les stars des greens proviennent des quatre coins du monde. La Presidents Cup en est l'illustration parfaite. Jusqu'ici, l'équipe américaine a clairement dominé cette épreuve. Depuis la première édition, disputée en 1994, elle s'est imposée à 10 reprises, ne laissant qu'un seul trophée à son adversaire. C'était en 1998 à Melbourne. Emmenés par Greg Norman, Ernie Els et Vijay Singh, les internationaux avaient donné la leçon et s'étaient nettement imposés sous les yeux incrédules de Tiger Woods et consorts. Qu'en sera-t-il cette année ? Les Américains partent à nouveau favori avec une équipe de très haut niveau où l'on retrouve notamment Dustin Johnson, Jordan Spieth, Justin Thomas et Rickie Fowler, tous membres du Top 10 mondial. Le capitaine Steve Stricker a même offert une wild card à Phil Mickelson, toujours redoutable lorsqu'il s'agit de défendre l'honneur de la nation ! On aurait tort cependant de sous-estimer les chances de la formation internationale dont la majorité des joueurs évoluent aussi, tout au long de l'année, sur le PGA Tour. C'est le cas du Japonais Hideki Matsuyama, bien sûr, mais aussi des Australiens Jason Day, Adam Scott et Marc Leishman, des Sud-Africains Louis Oosthuizen, Charl Schwartzel et Branden Grace, du Canadien Adam Hadwin ou du Vénézuélien Jhonattan Vegas. A défaut d'avoir le même passeport, tous ces champions seront ultra-motivés à l'idée de vaincre le signe indien et de gagner, pour la première fois, sur le sol américain. Et on peut faire confiance au capitaine zimbabwéen Nick Price pour motiver ses troupes ! A l'instar de la Ryder Cup, la Presidents Cup se joue selon la formule du match play avec, au menu, 18 doubles (foursomes et fourballs) et 12 simples. Le suspense est garanti ! Cerise sur le gâteau : les duels se dérouleront dans un cadre improbable et très spectaculaire. Le Liberty National surplombe en effet le port de New York et offre des vues à couper le souffle sur Big Apple. Les membres de ce club très privé, où le droit d'entrée est évalué à 500.000 dollars, empruntent en général un bac privé qui les dépose sur un débarcadère proche du tee n° 1 ! Le trou n° 14 fera notamment le bonheur des téléspectateurs : ce par 3 très spectaculaire est une véritable carte postale de New York avec, bien sûr, la Statue de la Liberté pour témoin ! Miguel Tasso