australie

Croissance du PIB : 2,4%
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Croissance du PIB : 2,4% PIB par habitant : 51.620 $ (50.920 $ en PPA) Inflation : 2,1% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,1 Population : 24,8 millions La coalition au pouvoir est divisée. Si ses membres, issus de partis de centre droit, bénéficient d'une courte majorité à la Chambre des représentants, ils sont en minorité au Sénat. Il est possible qu'elle ne tienne pas jusqu'aux élections prévues pour 2019. Le Premier ministre Malcolm Turnbull rencontre l'hostilité de ses troupes, au sein même du Parti libéral australien, et n'exercera qu'une influence limitée sur le programme législatif. Des élections anticipées aboutiraient sans doute à un gouvernement travailliste et à un revirement à gauche de la politique gouvernementale, avec, par exemple, une augmentation des dépenses de santé et d'éducation plutôt que des réductions fiscales pour les entreprises. Le rythme de la croissance économique devrait ralentir en réaction à celui de la Chine. Croissance du PIB : 6,9% PIB par habitant : 1.609 $ (4.190 $ en PPA) Inflation : 5,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 5,2 Population : 166,4 millions Le gouvernement de la Ligue Awami a présidé à une période de croissance économique et dominera la scène politique jusqu'aux élections de 2019 au moins. Néanmoins, les différends entre le parti et le pouvoir judiciaire du pays s'ajouteront à la menace constante du terrorisme pour mettre la stabilité politique en péril. La course aux élections sera ponctuée de grèves, les ouvriers réclamant des augmentations de salaire, dans un contexte de hausse des prix alimentaires et du carburant. La productivité et les revenus agricoles en augmentation viendront soutenir la croissance. Croissance du PIB : 5,8% PIB par habitant : 9.223 $ (18.350 $ en PPA) Inflation : 1,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 4,4 Population : 1,38 milliard Le président Xi Jinping est le chef d'Etat chinois le plus puissant depuis Deng Xiaoping, qui avait adopté l'économie de marché il y a bientôt 40 ans. Il est possible que Xi Jinping use de son pouvoir, consolidé en octobre 2017 lors du 19e Congrès national du Parti, pour manoeuvrer en vue d'obtenir un troisième mandat consécutif en 2022, la norme étant de deux maximum. Cependant, les défis qui s'annoncent entacheront sa popularité. En particulier, il est important de freiner le dynamisme économique de ces dernières années, alimenté par l'endettement. Cette politique limitera la croissance et malmènera le niveau de vie. Croissance du PIB : 2,3% PIB par habitant : 29.902 $ (39.350 $ en PPA) Inflation : 1,7% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 0,6 Population : 51,2 millions Moon Jae-in, issu du Parti démocrate (Minju), passera les premiers mois de son mandat de président à tenter de réformer la gouvernance d'entreprises, générer de l'emploi et mettre en place une couverture sociale plus généreuse. Malgré tout, sa position affaiblie face à un Parlement fractionné ralentira ses réformes. La tâche la plus vaste, à savoir changer le modèle de croissance fondé sur l'exportation, prendra plus de temps, et la dépendance du pays par rapport à la Chine, en plein ralentissement, freinera la croissance. A surveiller : Face à la politique étrangère américaine agressive, la menace que représente la Corée du Nord prendra de l'ampleur. Croissance du PIB : 2,2% PIB par habitant : 46.807 $ (63.480 $ en PPA) Inflation : 2,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 0,4 Population : 7,4 millions Investie dans ses fonctions à la mi-2017, la chef de l'exécutif Carrie Lam aura du pain sur la planche : en premier lieu, un peuple qui exige plus de démocratie ; en second lieu, des forces d'opposition qui réclament plus d'indépendance ; et enfin, à Pékin, des autorités qui ne toléreront ni l'un ni l'autre. Le commerce extérieur et l'investissement pâtiront d'un taux de croissance chinois ralenti, et l'expansion de Hong Kong suivra le mouvement. Croissance du PIB : 7,8% PIB par habitant : 1.970 $ (7.720 $ en PPA) Inflation : 4,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 3,2 Population : 1,35 milliard L'Alliance démocratique nationale, coalition de centre droit au pouvoir, dominée par le Bharatiya Janata Party du Premier ministre Narendra Modi, poursuivra son ambitieux programme de réformes fondamentales - avec un succès parfois mitigé. Les efforts visant à restructurer l'économie pour la rendre plus efficace et compétitive ont porté leurs fruits, mais la réforme du marché de l'emploi sera plus difficile. Pourtant, parmi les économies majeures, l'Inde sera celle qui enregistrera la croissance la plus rapide en 2018, et Narendra Modi sera en bonne position pour remporter un second mandat en 2019. Croissance du PIB : 4,8% PIB par habitant : 4.041 $ (13.210 $ en PPA) Inflation : 4,6% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,3 Population : 262,9 millions Fermement décidé à remporter un second mandant en 2019, le président Joko Widodo gardera le cap, les yeux fixés sur la ligne d'arrivée. Il n'est rattaché à aucun parti et ses chances de gagner dépendent du soutien des groupes majoritaires à l'assemblée, ce qui mettra ses talents de négociateur à l'épreuve. Il avait promis de transformer le gouvernement et d'éradiquer la corruption, mais n'a pour l'instant pas honoré totalement son engagement. Il a néanmoins progressé sur les réformes visant à favoriser les entreprises - réglementation moins lourde et baisse des prix de l'énergie - et s'est lancé dans une révision du système de salaire minimum, la démarche visant à lier salaire et productivité. Si ce programme est susceptible de soutenir la croissance, un agenda plus ambitieux lui insufflerait plus de dynamisme. Croissance du PIB : 1% PIB par habitant : 39.806 $ (44.220 $ en PPA) Inflation : 0,4% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 5 Population : 127,2 millions Le Premier ministre Shinzo Abe a gagné son pari sur l'élection surprise d'octobre 2017 : au pouvoir, l'alliance du Parti libéral-démocrate (PLD) et du Komeito a conservé sa " super-majorité " des deux tiers, assurant la suprématie à Shinzo Abe et ouvrant la voie à une réforme de la Constitution pacifiste. Sa stratégie d'user de politiques monétaires et fiscales en parallèle avec des réformes structurelles pour regonfler l'économie ne soutiendra qu'une croissance minime. A surveiller : En décembre, des cérémonies pourraient marquer l'abdication de l'empereur Akihito. Croissance du PIB : 2,3% PIB par habitant : 8.268 $ (23.320 $ en PPA) Inflation : 6,2% Solde budgétaire (en % du PIB) : -1,6 Population : 18,4 millions L'heure de quitter enfin son poste approche pour le président Noursoultan Nazarbaïev, unique dirigeant du pays depuis la fin de l'ère soviétique. Son départ pourrait déclencher une course au pouvoir déstabilisante. Il est toutefois dans l'intérêt de tous les partis que la transition se déroule dans le consensus, du moins en apparence. Entre-temps, la corruption ne perdra rien de sa nature endémique et les libertés seront sévèrement réprimées, tandis que le fléchissement des prix du pétrole pèsera sur l'économie. Croissance du PIB : 5% PIB par habitant : 9.976 $ (31.150 $ en PPA) Inflation : 2,5% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 3,3 Population : 32 millions Les élections sont prévues pour le mois d'août, mais en cas de sondages favorables fin 2017, le Premier ministre Najib Razak pourrait décider de les avancer. La coalition au pouvoir, le Barisan Nasional (BN, " Front national ") cherchera à séduire le groupe ethnique des Malais et à exploiter la mauvaise réputation du Pakatan Harapan, principale force d'opposition, de centre gauche. Une chute des votes en faveur de la United Malays National Organisation (UMNO), parti de Najib Razak, fragiliserait sa position de ce dernier. Un second mandat du BN semble cependant assuré. En dépit du ralentissement attendu pour la Chine, la dépense des consommateurs soutiendra la croissance. Croissance du PIB : 2,5% PIB par habitant : 37.364 $ (40.680 $ en PPA) Inflation : 1,5% Solde budgétaire (en % du PIB) : 0,9 Population : 4,9 millions C'est en direct à la télévision que Jacinda Ardern a appris qu'elle allait devenir Première ministre, marquant l'apogée d'une lutte postélectorale dans laquelle le parti populiste New Zealand First (La Nouvelle-Zélande d'abord) a fini par se rallier à elle, faisant pencher la balance en sa faveur. Son mandat, qui dépend largement d'un accord de soutien sans participation avec les écologistes, baignera dans l'incertitude, le parti conservateur d'opposition National Party exploitant les faiblesses internes et la position précaire du gouvernement en place. Les conditions économiques s'aggraveront avec le ralentissement de la Chine, malgré une hausse des prix des produits laitiers dans le monde, qui stimulera la confiance et les dépenses dans les zones rurales. Croissance du PIB : 4,2% PIB par habitant : 1.840 $ (6.850 $ en PPA) Inflation : 15% Solde budgétaire (en % du PIB) : 0,6 Population : 32,7 millions Le président Chavkat Mirziyoyev fait preuve d'un style plus ouvert que l'autocrate au règne interminable Islam Karimov. Le décès de ce dernier a permis à Chavkat Mirziyoyev d'accéder à son poste, à l'issue d'élections qui n'avaient rien de régulier. Il n'a pas pour autant hésité à renforcer sa base et à assurer sa prise sur le pouvoir. Les revenus pétroliers sont en déclin. Le gouvernement cherchera donc à attirer les investissements étrangers dans d'autres secteurs, à alléger la réglementation et à rationaliser la fonction publique. L'adoption éventuelle d'une monnaie flottante pourrait annoncer des réformes financières plus importantes. Croissance du PIB : 5,5% PIB par habitant : 1.661 $ (5.780 $ en PPA) Inflation : 3,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 4,6 Population : 200,8 millions Soutenue par des investissements en infrastructures ainsi que par une trajectoire économique plutôt bien menée, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PLM-N) prend le chemin d'un nouveau mandat de cinq ans, à l'issue des élections prévues pour la mi-2018. Le climat commercial restera difficile et les réformes se feront lentement, mais l'économie répondra à la stabilité relative en poursuivant sur la lancée d'une croissance saine. La roupie doit subir une dévalorisation, qui sera reportée pour avoir lieu après les élections. Croissance du PIB : 5,6% PIB par habitant : 3.148 $ (8.880 $ en PPA) Inflation : 2,2% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,6 Population : 106,5 millions Le président Rodrigo Duterte règne en maître et sa poigne s'est encore durcie depuis son investiture en 2016. Cependant, une série de décisions controversées a érodé sa popularité. La campagne d'assassinats perpétrés sous l'égide de l'Etat a fait environ 8.000 victimes. Parmi les prétendus drogués et dealers ciblés se trouvaient d'innocentes victimes. Entre-temps, la déclaration de la loi martiale dans l'île de Mindanao rappelle des régimes dictatoriaux passés. Il est possible que le mandat n'aille pas à son terme. Rodrigo Duterte a hérité d'une économie en pleine croissance. Les revenus juteux générés par les expatriés, le secteur en plein essor de l'externalisation des processus d'affaires (ou BPO, business process outsourcing) et enfin la politique budgétaire expansionniste participeront au maintien de son dynamisme. Croissance du PIB : 2% PIB par habitant : 56.321 $ (95.070 $ en PPA) Inflation : 1,4% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,7 Population : 5,7 millions Au pouvoir depuis 1959, le Parti d'action populaire (PAP) devrait conserver son influence, du moins pour l'avenir proche. Les dissensions internes, en particulier au sein de la famille du fondateur de la cité-Etat Lee Kuan Yew, qui domine encore le parti, n'auront que peu d'impact sur la gestion efficace du programme économique et commercial. Ce dernier s'orientera sur une politique industrielle active qui canalise les ressources de l'Etat vers les secteurs préférentiels. Le ralentissement de la Chine freinera la croissance économique, mais dans une moindre mesure. Croissance du PIB : 4,7% PIB par habitant : 4.214 (14.070 $ en PPA) Inflation : 5,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 4,2 Population : 21,1 millions Le gouvernement d'unité nationale soumettra probablement une nouvelle Constitution au référendum en début d'année - mais il s'agira peut-être d'une de ses dernières initiatives. La coalition rassemble les deux plus importants partis du pays, dont l'inimitié remonte à des générations et la révision de la Constitution, qui prévoit des institutions démocratiques plus fortes, précédera probablement des élections anticipées avant la fin de l'année. Dans un climat politique incertain, les réformes libérales mandatées sous l'égide du FMI permettront le maintien de l'expansion économique. Une croissance plus rapide nécessiterait une main-d'oeuvre plus qualifiée et de meilleures infrastructures. Croissance du PIB : 1,3% PIB par habitant : 23.614 $ (51.710 $ en PPA) Inflation : 0,7% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,1 Population : 23,5 millions Le Parti démocrate progressiste jouit d'une confortable majorité à l'Assemblée, avec une opposition minime de la part du Kuomintang. Il encouragera des actions gouvernementales visant à diversifier l'économie pour dépasser la dépendance vis-à-vis de la Chine, avec qui les relations demeurent tendues. La présidente Tsai Ing-wen cherche à gommer les inégalités de revenus entre générations en augmentant le salaire minimum ainsi que la part budgétaire réservée à l'enfance et aux seniors, tout en réformant le régime des retraites et en construisant plus de logements sociaux. Croissance du PIB : 3,1% PIB par habitant : 6.438 $ (18.690 $ en PPA) Inflation : 1% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,4 Population : 69,2 millions Le Conseil national pour la paix et le maintien de l'ordre, junte militaire à l'origine du coup d'Etat de 2014, contrôlera le gouvernement en dominant à l'Assemblée nationale législative, situation qui se prolongera pour l'instant, selon les termes de la Constitution approuvée par référendum en 2016. L'accent sera mis sur la restauration des privilèges de l'élite traditionnelle, ses prérogatives ayant été érodées sous le gouvernement populiste des " chemises rouges " mené par Yingluck Shinawatra et son frère Thaksin. Les mesures de répression sur les libertés d'expression et d'association qui s'intensifient risquent d'attiser le mécontentement populaire. L'économie sera largement soutenue par l'investissement public, notamment en infrastructures ; quant à l'investissement privé, il marquera une baisse. Croissance du PIB : 6,5% PIB par habitant : 2.304 $ (7.270 $ en PPA) Inflation : 4% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 5,1 Population : 96,5 millions Sous la houlette de son secrétaire général Nguyen Phu Trong, le Parti communiste conservera sa suprématie. Malgré cela, le peuple qui s'exprime peu à peu plus ouvertement contre la corruption et la dégradation de l'environnement se laissera moins facilement apaiser. Des pénalités plus lourdes à l'encontre des fauteurs de troubles ont déjà été prévues. Une timide campagne de libéralisation économique est en cours. Il s'agit, entre autres, de libérer certains prix contrôlés et de permettre aux capitaux privés d'investir dans les industries aux mains de l'Etat. Associées à une rapide augmentation des salaires ainsi qu'à un meilleur accès au crédit, ces mesures entretiendront un niveau de croissance d'environ 6,5 %, plaçant l'économie du Vietnam parmi les plus dynamiques d'Asie.