Coup de blues pour le secteur aéronautique belge. Asco, l'une de ses pépites les plus importantes, va être rachetée par le groupe américain Spirit AeroSystems pour la somme de 650 millions de dollars (550 millions d'euros). Asco usine des pièces à haute résistance pour tous les avions de ligne occidentaux (Boeing, Air...

Coup de blues pour le secteur aéronautique belge. Asco, l'une de ses pépites les plus importantes, va être rachetée par le groupe américain Spirit AeroSystems pour la somme de 650 millions de dollars (550 millions d'euros). Asco usine des pièces à haute résistance pour tous les avions de ligne occidentaux (Boeing, Airbus, Embraer, Bombardier) et des avions militaires (F35) : attaches de réacteurs, rails pour les volets des ailes. Dirigée par Christian Boas, 54 ans (la troisième géné-ration), elle est la seule entreprise familiale de ce niveau dans le secteur en Belgique. "Je lis que c'est un fleuron qui s'en va, mais non, c'est un fleuron belge qui est pérennisé, se défend Christian Boas. Car Spirit AeroSystems veut se développer en Europe." Christian Boas avait repris les commandes d'Asco en 1991 et patiemment reconverti la société - naguère active dans l'assemblage de blindés - vers l'aérien. Une virage prudent car les commandes militaires déclinaient, et le père de Christian Boas, Roger Boas, avait été au coeur d'une polémique sur les circonstances de la vente de matériel à l'armée belge (il n'a finalement été condamné que pour fraude fiscale). Christian Boas a fini par fournir tous les grands constructeurs, y compris Boeing. Asco occupe maintenant 1.400 personnes, génère quasi 400 millions d'euros de ventes annuelles, a des unités de production à Zaventem, en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis. Alors, pourquoi vendre ? La succession familiale n'étant plus assurée, la solution de la vente à un client très proche, Spirit AeroSystems, paraissait la plus indiquée.