Est-ce bientôt la fin des analyses financières gratuites fournies par les banques à leurs clients investisseurs ? C'est la conséquence d'une directive européenne, MiFID 2, qui entrera en application en janvier prochain. Elle vise à améliorer la transparence au bénéfice des investi...

Est-ce bientôt la fin des analyses financières gratuites fournies par les banques à leurs clients investisseurs ? C'est la conséquence d'une directive européenne, MiFID 2, qui entrera en application en janvier prochain. Elle vise à améliorer la transparence au bénéfice des investisseurs. Souvent ils paient le service des distributeurs de produits financiers, les banques par exemple, sous la forme d'une rétrocession de commission sur l'achat de fonds. La directive MiFID 2 prévoit que les investisseurs, petits et grands, recevront une facture d'honoraires et connaîtront ainsi le coût du service presté qu'ils payaient de manière moins claire à travers des commissions. Les analyses financières fournies gracieusement par les banques pourraient, au passage, figurer sur la facture. Ainsi, selon Bloomberg, Nomura compte facturer jusque 120.000 euros par an à ses grands clients pour ses rapports et l'accès à ses analystes. UBS et le Crédit Agricole ont des projets similaires. Le sujet n'est pas tout à fait tranché. L'autorité belge des marchés, la FSMA, n'a pas encore confirmé comment cet aspect de la directive MiFID 2 sera appliqué en Belgique. Elle attend l'interprétation que fera sur ce sujet l'ESMA, l'autorité européenne des marchés. La perspective crée un émoi dans le monde des recherches financières. La facturation pourrait écrémer la production de rapports, qui est considérable.. R.V.A.