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Croissance du PIB : 3,3%
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Croissance du PIB : 3,3% PIB par habitant : 14.373 $ (23.100 $ en PPA) Inflation : 14,6% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 5,6 Population : 44,7 millions La situation politique reste explosive pour le président de centre droit Mauricio Macri, aux commandes d'un gouvernement de coalition minoritaire. Aux prises avec un Congrès hostile, Mauricio Macri n'en est pas moins parvenu à stabiliser une économie laissée en piteux état par son prédécesseur, et a lancé une vague de réformes économiques qui jetteront les bases d'une croissance soutenue pour les années à venir. En attendant, la cure d'austérité exaspère des électeurs déjà mis à rude épreuve. En dépit des turbulences politiques, l'économie affichera sa plus forte croissance depuis 2011. Croissance du PIB : 3,5% PIB par habitant : 3.428 $ (7.830 $ en PPA) Inflation : 4,4% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 4,9 Population : 11,2 millions Le président Evo Morales, de gauche, passera l'année à préparer sa campagne pour obtenir un quatrième mandat consécutif en 2019, même si la Constitution qu'il a fait adopter en 2009 l'interdit et si sa tentative d'allonger la durée du mandat a été rejetée par référendum en 2016. Le fléchissement de la croissance et la baisse des cours du gaz naturel à l'export privant le gouvernement de ressources budgétaires, Evo Morales n'aura pas la partie facile. Croissance du PIB : 2% PIB par habitant : 9.858 $ (16.010 $ en PPA) Inflation : 4% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 7,1 Population : 209,2 millions Les alliés de Dilma Roussef, destituée à la suite d'un scandale financier en 2016, rêvent de voir plonger son successeur, Michel Temer, empêtré dans les affaires. Celui-ci poursuivra son projet de modernisation du droit du travail, bravant l'hostilité féroce du milieu politico-judiciaire. Ces passes d'armes éroderont son capital politique et le président lèvera le pied sur ses projets à l'approche des élections d'octobre. Indispensable pour la santé économique à long terme du Brésil, la réforme des retraites n'est pas dans les tuyaux. A l'heure où le soutien des partis traditionnels est en berne, l'élection pourrait bien laisser une ouverture à un outsider. Croissance du PIB : 2,7% PIB par habitant : 16.422 $ (25.510 $ en PPA) Inflation : 2,7% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,4 Population : 18,2 millions L'administration de centre gauche de la présidente Michelle Bachelet terminera son mandat dans la souffrance en mars, écrasée sous le poids des accusations de corruption, d'une économie cahotante et d'un programme législatif au point mort ou presque. Elle devrait être remplacée par la coalition de centre droit Chile Vamos (En avant le Chili) de l'ancien président Sebastián Piñera, dont le gouvernement se contenterait de retoucher les réformes fiscales et économiques, les électeurs étant plus agacés par leur mise en oeuvre que par les politiques elles-mêmes. Cette nouvelle équipe donnera un coup de fouet à l'économie après une année 2017 morose. Croissance du PIB : 2,5% PIB par habitant : 6.477 $ (15.090 $ en PPA) Inflation : 2,7% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,8 Population : 49,5 millions L'accord de paix historique conclu avec les Farc en 2016 franchira une étape importante lorsque le mouvement briguera des sièges au Congrès lors des élections de mars. Si le scrutin marquera la fin du second mandat du président Juan Manuel Santos, son bras droit Germán Vargas Lleras semble bien parti pour lui succéder. Il reste encore beaucoup à faire pour réinsérer les Farc dans la société. Les dividendes de la paix ne s'en feront pas moins ressentir sur le plan économique. Croissance du PIB : 1,8% PIB par habitant : 8.989 $ (13.280 $ en PPA) Inflation : 5% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 5,5 Population : 11,5 millions Raúl Castro quittera la présidence en février mais n'ira pas loin, conservant la direction du Parti communiste, voire de l'armée. Miguel Díaz-Canel, numéro 2 du gouvernement, devrait lui succéder, mais la transmission du pouvoir des leaders révolutionnaires à la jeune garde ne manquera pas de donner lieu à quelques escarmouches. La transition à pas feutrés vers une économie davantage axée sur le marché est engagée, mais la marge de manoeuvre sera limitée par la crise au long cours qui frappe le Venezuela, un allié clé, et par l'hostilité croissante des Etats-Unis. Croissance du PIB : - 1,8% PIB par habitant : 5.639 $ (11.080 $ en PPA) Inflation : 0,6% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 4,9 Population : 17 millions L'Alianza País (gauche) au pouvoir a remporté la présidentielle de 2017, Rafael Correa cédant ainsi la place à son ancien bras droit, Lenín Moreno. Cette continuité de façade masque cependant un paysage politique plus morcelé qu'il n'y paraît, où les divisions entre les modérés qui montent et les tenants de la ligne dure sur le départ sont potentiellement plus néfastes que celles qui séparent gouvernement et opposition. Lenín Moreno tentera de redresser les finances et de diversifier une économie tributaire du pétrole. Croissance du PIB : 3,2% PIB par habitant : 4.579 $ (10.440 $ en PPA) Inflation : 3,5% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,8 Population : 6,9 millions Le Parti Colorado au pouvoir remportera la présidentielle et les législatives en avril. Le titulaire du poste, Horacio Cartes, ne pouvant pas se représenter, il faudra s'attendre à un bras de fer entre le sénateur Mario Benítez et Santiago Peña, qui bénéficie de l'appui de Horacio Cartes. Un gouvernement Benítez (l'issue probable) poursuivra la politique favorable aux investissements étrangers qui a été mise en place par Horacio Cartes et qui porte ses fruits sur le plan économique. Le fléchissement de la demande extérieure pèsera néanmoins sur la croissance. Croissance du PIB : 3,6% PIB par habitant : 6.985 $ (12.660 $ en PPA) Inflation : 2,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 3,3 Population : 32,3 millions Le président Pedro Pablo Kuczynski, du parti de centre droit Peruanos por el Kambio (Péruviens pour le changement), ne détient que 17 des 130 sièges de l'Assemblée et le parti Fuerza popular (Force populaire), majoritaire, a monnayé son soutien au prix fort. Trois ministres ont dû quitter leur poste et le programme législatif n'avancera guère. En dépit de ce climat hostile, tous les partis soutiennent des politiques visant à venir en aide aux petites entreprises et à dégraisser l'Etat. La croissance redémarrera après un ralentissement dû à El Niño. A surveiller : le Pérou entamera en janvier son mandat de deux ans de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Croissance du PIB : 2,7% PIB par habitant : 17.985 $ (23.850 $ en PPA) Inflation : 6,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 3,3 Population : 3,5 millions Au pouvoir depuis 2005, le Frente Amplio (Front élargi, de centre gauche) montre des signes de fatigue et le président, Tabaré Vázquez, se heurte à l'inimitié de sa propre coalition, presque aussi forte que celle de l'opposition. Tabaré Vázquez s'emploiera à résorber le déficit budgétaire en sabrant dans les dépenses et en majorant les impôts - augmentant ainsi les risques de grogne à l'égard d'une classe politique déjà fragilisée. Croissance du PIB : - 6% PIB par habitant : 7.407 $ (12.760 $ en PPA) Inflation : 1.104% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 15,8 Population : 31,8 millions Nicolás Maduro, héritier du populiste révolutionnaire Hugo Chávez, tient le pays fermement sous sa coupe, malgré des mois de manifestations parfois endeuillées. Le pouvoir législatif est aux mains d'une Assemblée constituante loyaliste ; le Congrès tenu par l'opposition a été mis sur la touche. L'exécutif tiendra bon et organisera des élections en décembre 2018. Si l'hyperinflation et le défaut de paiement n'ont pas coulé l'économie bien avant.