La vie de Robert Evans a été bringuebalée par les excès. Producteur de cinéma à succès pour le compte des studios Paramount qu'il sauva de la banqueroute grâce au triomphe de Rosemary's baby (1968) ou de Love Story (1970), ce noceur invétéré, marié sept fois, inculpé en s...

La vie de Robert Evans a été bringuebalée par les excès. Producteur de cinéma à succès pour le compte des studios Paramount qu'il sauva de la banqueroute grâce au triomphe de Rosemary's baby (1968) ou de Love Story (1970), ce noceur invétéré, marié sept fois, inculpé en son temps pour trafic d'héroïne, est décédé en 2019. La maison Julien's Auction propose le 24 octobre prochain une série de reliques ayant appartenu à l'ex-golden boy. Il sera possible de suivre la vente en direct depuis Beverly Hills et d'enchérir à distance. Parmi les lots, une toile de Rembrandt ou un coupé Jaguar qui attestent de la réussite professionnelle de cet ancien entrepreneur de confection mais aussi quelques objets plus inattendus comme des scénarios de films annotés de sa main (Le Parrain) ou trois classeurs rotatifs que l'on imagine trônant sur un vaste bureau en acajou. Les Rolodex renferment les précieuses coordonnées du tout Hollywood. C comme Coppola (Francis Ford), D comme Dunaway (Faye), M comme Minnelli (Liza), N comme Nicholson (Jack), T comme Taylor (Elizabeth). Il suffisait au magnat de décrocher son téléphone pour faire ou défaire la carrière des plus grandes stars. Il paraît que l'homme détestait tomber sur un répondeur...