Alexa, assure-moi ! En trois mots simples, Amazon, le géant de l'e-commerce, démontre qu'il n'a pas fini de chambouler le monde du business. La raison ? Depuis lundi 21 octobre, Deutsche Familienversicherung, une assurtech allemande, permet à ses clients de contracter une assurance maladie via l'assistant vocal d'Amazon, Alexa. Comme l'expliquent nos confrères des Echos, " le futur assuré peut maintenant valider vocalement la conclusion d'un contrat d'assurance auprès d'Alexa. Le tout en donnant un code à quatre chiffres communiqué lors de son inscription préalable sur le système de paiement Amazon Pay ".
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Alexa, assure-moi ! En trois mots simples, Amazon, le géant de l'e-commerce, démontre qu'il n'a pas fini de chambouler le monde du business. La raison ? Depuis lundi 21 octobre, Deutsche Familienversicherung, une assurtech allemande, permet à ses clients de contracter une assurance maladie via l'assistant vocal d'Amazon, Alexa. Comme l'expliquent nos confrères des Echos, " le futur assuré peut maintenant valider vocalement la conclusion d'un contrat d'assurance auprès d'Alexa. Le tout en donnant un code à quatre chiffres communiqué lors de son inscription préalable sur le système de paiement Amazon Pay ". Pour rappel, Alexa, c'est cette petite enceinte qui trône au milieu du salon et à laquelle nous pouvons donner des ordres pour diminuer la lumière de la cuisine, augmenter la température de la chambre à coucher, baisser les stores en terrasse ou connaître la météo du lendemain. Et voici que cette petite enceinte connectée peut désormais nous souscrire un contrat d'assurance ! Pour l'heure, l'assureur allemand en question démarre avec un produit simple et intéressant pour le grand public : contracter une assurance maladie pour les voyages à l'étranger. Mais ce même assureur a déjà annoncé qu'il veut rapidement élargir la gamme à d'autres produits d'assurance. Simple gadget médiatique ? Ce n'est pas ce que pense l'assureur, qui s'est associé à Amazon : son dirigeant, Stefan M. Knoll, a reconnu que si le nombre d'utilisateurs est encore faible, il faut se souvenir " qu'il y a 10 ans, le téléphone mobile le plus vendu sur le marché était Nokia ". Bref, il nous rappelle que tout va très vite aujourd'hui et " qu'il n'y a aucune raison de supposer que l'assurance soit épargnée " par la révolution numérique. Difficile de lui donner tort. Amazon avance à petits pas dans ce secteur, mais le géant américain pose ses pions. Petit à petit. En France, il a également signé un partenariat avec l'assureur Aviva pour pouvoir payer son contrat d'assurance avec Amazon Pay. En Grande-Bretagne, le géant américain de l'e-commerce propose des extensions de garantie au moment de la commande d'un smartphone ou d'un produit électronique. Aux Etats-Unis, avec la complicité de Warren Buffett et de JP Morgan, Amazon va commercialiser des assurances santé. Le message est donc clair : l'assurance, elle aussi, sera chamboulée par les fameux Gafa, les Google, Apple, Facebook et autres Amazon. Bien entendu, comme toujours avec les Gafa, au début, ils arrivent sur la pointe des pieds. Ni vu, ni connu. Pour l'assurance, c'est un démarrage avec des produits simples comme les assurances voyage, vol ou bris de smartphone. Mais Amazon (ainsi que ses confrères de la galaxie Gafa) l'a déjà démontré par le passé : l'entreprise observe, teste un marché par petites touches, et puis, hop, c'est le rouleau compresseur qui se met en marche. Thomas Buberl, le nouveau CEO d'Axa en est bien conscient. N'est-ce pas lui qui a déclaré récemment : " Je suis en faveur d'une collaboration avec les entreprises comme Google et Facebook. Je souhaite faire de nos concurrents potentiels de demain nos partenaires d'aujourd'hui ". L'heure tourne. De l'aveu même du CEO, les assureurs classiques " se focalisent trop sur l'indemnisation des sinistres, alors que chaque année, ceux-ci ne touchent qu'un client sur cinq. Les compagnies d'assurance ont donc trop peu de contacts avec leurs clients. S'agissant des quatre autres clients, le seul contact qu'ils ont est celui de leur facture annuelle qu'ils doivent payer. Vous pouvez imaginer leur frustration... ". Paroles d'or. Les clients l'imaginent très bien, en effet. Pour preuve, selon certains sondages, un tiers d'entre eux est prêt à acheter des produits d'assurance aux Gafa. Alexa, protège-moi des Gafa !