Pas de grand plan de restructuration à la Sonaca, le champion wallon de la construction aéronautique. Son CEO Bernard Delvaux ( photo) a présenté un plan stratégique de trois ans lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, ce lundi 21 janvier. Rien à voir avec le ramdam qui touche Proximus et ses 1.900 départs envisagés. La Sonaca, qui occupe 4.471 personnes (dont 1.659 à Gosselies) et réalisait en 2017 un chiffre d'affaires ...

Pas de grand plan de restructuration à la Sonaca, le champion wallon de la construction aéronautique. Son CEO Bernard Delvaux ( photo) a présenté un plan stratégique de trois ans lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, ce lundi 21 janvier. Rien à voir avec le ramdam qui touche Proximus et ses 1.900 départs envisagés. La Sonaca, qui occupe 4.471 personnes (dont 1.659 à Gosselies) et réalisait en 2017 un chiffre d'affaires de 572 millions d'euros, a des clients prospères. Parmi ceux-ci : Airbus, à qui elle fournit des éléments d'ailes (bords d'attaque), Embraer et Boeing (à travers sa nouvelle filiale américaine LMI Aerospace). Ces mêmes clients la mettent régulièrement sous pression pour réduire les factures. Bernard Delvaux doit donc toujours améliorer la productivité pour conserver la profitabilité de cette entreprise contrôlée par la Région wallonne. Le plan présenté prévoit jusqu'à 140 départs, sans licenciements secs, sous la forme d'aménagements de fin de carrière ou de départs volontaires. Il n'a entraîné ni réactions tendues des syndicats ni turbulences politiques. Côté production, le projet annon-cé inclut notamment l'envoi de davantage d'éléments de bords d'attaque pour les A320 dans la filiale roumaine, de petites pièces tôlées vers la filiale brésilienne et le retour de pièces en titane à Gosselies. Ce genre d'ajustement est connu dans le secteur. La Sabca, entreprise basée à Bruxelles, active dans le même type d'activité, connaît la même situation, et est en perte depuis quatre ans. La Sonaca, habituellement rentable, affichait une perte exceptionnelle de 35 millions d'euros en 2017, due au rachat de LMI Aerospace (et à la dépréciation du goodwill d'une acquisition par LMI). Cette dernière acquisition fait partie des opérations de diversification lancées par Bernard Delvaux pour réduire la dépendance à Airbus. Il a aussi développé dans cette optique une filiale pour fabriquer et commercialiser un monomoteur, le Sonaca 200.