A l'automne dernier, Air Belgium avait mis fin à sa liaison avec Hong Kong en raison d'un différend avec des croisiéristes chinois. Depuis, la nouvelle compagnie belge qui emploie 275 personnes ne réalisait plus que des vols ACMI ( aircraft, crew, maintenance et insurance) pour le compte d'autres compagnies.
...

A l'automne dernier, Air Belgium avait mis fin à sa liaison avec Hong Kong en raison d'un différend avec des croisiéristes chinois. Depuis, la nouvelle compagnie belge qui emploie 275 personnes ne réalisait plus que des vols ACMI ( aircraft, crew, maintenance et insurance) pour le compte d'autres compagnies. Si cette activité va être maintenue, des vols réguliers sous son propre nom vont faire leur retour. Dès le 7 décembre, Air Belgium va proposer deux vols hebdomadaires en direction de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Fort de France (Martinique), les deux principales îles françaises des Caraïbes. Un choix qui fait sens puisque les Belges sont parmi les touristes étrangers les plus nombreux dans ces îles et qu'il n'existe jusqu'à aujourd'hui aucun vol direct. L'avion se posera d'abord en Guadeloupe avant de faire un saut de puce jusqu'en Martinique et de rentrer à Charleroi. La compagnie annonce aussi deux nouvelles destinations chinoises à partir de 2020. Mais ce n'est pas tout : Air Belgium réfléchirait aussi à desservir, dès l'an prochain, Miami en direct. Mais aussi Kinshasa où elle viendrait titiller Brussels Airlines. Un choix qui suppose que la compagnie signe un accord de partenariat avec un acteur local pour assurer d'autres dessertes et se garantir des droits de trafic. Ces nouveaux développements ont été rendus possibles par une restructuration du capital. La Sogepa a accepté de convertir un prêt de quatre millions d'euros en capital. Les autres actionnaires (SRIW, SFPI et Sabena Aerospace) ont réinjecté un million d'euros. Air Belgium se cherche aussi un nouvel actionnaire. Selon l' Echo, on parle d'un acteur congolais ou chinois à hauteur de trois millions. Enfin, Air Belgium a aussi renégocié avec Airbus, qui aurait abandonné une grosse créance. Le coût mensuel de la location des quatre A340 a été revu à la baisse avec la possibilité d'en échanger un contre un A330, plus économe en carburant.