Au sous-sol de la Villa Empain, la Fondation Boghossian propose jusqu'à fin janvier une étonnante présentation numérique de la ville syrienne d'Alep, dont toute une série d'édifices ont été classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco dès 1986. Parmi les plus anciennes du monde,...

Au sous-sol de la Villa Empain, la Fondation Boghossian propose jusqu'à fin janvier une étonnante présentation numérique de la ville syrienne d'Alep, dont toute une série d'édifices ont été classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco dès 1986. Parmi les plus anciennes du monde, cette cité est aujourd'hui largement détruite par la guerre qui ravage le pays depuis maintenant près d'une décennie. Les chiffres sont effrayants : environ 60% de la vieille ville ont été endommagés et 30% totalement détruits, dont la grande mosquée, le souk couvert, la citadelle et des centaines de maisons traditionnelles jusque-là préservées de l'usure du temps. Ce que l'on peut voir sur plusieurs grands écrans est le résultat d'une mission effectuée en 2017 par la société Iconem. Grâce à une armée de drones (pacifiques...), cette start-up parisienne a réalisé un relevé aérien de la vieille ville et de ses principaux monuments. Elle a ensuite travaillé sur une modélisation 3D qui permet de redécouvrir ce qui a été détruit mais aussi ce qui pourrait être reconstruit. Et le résultat de se positionner à mi-chemin entre documentation précieuse pour urbanistes et ciné-souvenir fascinant par la beauté passée de cette cité. Avec l'espoir que tout cela ne soit qu'une étape avant de pouvoir, un jour, à nouveau visiter la grande mosquée omeyyade, le temple hittite ou le hammam Yalbougha.