"Les gens humbles ne vont jamais très loin", affirma un jour Mohamed Ali dont l'ego n'avait d'égal que sa confiance dans sa postérité. La vente autour du noble art organisée à New York le 5 octobre prochain par la maison Bonhams (avec possibilité d'enchérir à dista...

"Les gens humbles ne vont jamais très loin", affirma un jour Mohamed Ali dont l'ego n'avait d'égal que sa confiance dans sa postérité. La vente autour du noble art organisée à New York le 5 octobre prochain par la maison Bonhams (avec possibilité d'enchérir à distance), confirme, si besoin est, son statut de boxeur du siècle. Au menu: une paires de gants portés (et dédicacés) par le génial poids lourd lors d'un match caritatif (estimation entre 3.000 et 5.000 dollars), des lettres, des affiches et des photos portant la signature de l'athlète et showman notoire mais aussi des reliques appartenant à d'autres champions du ring comme Jake LaMotta. Les inconditionnels de Cassius Clay alias Mohamed Ali pourront également mettre la main sur des toiles de son père, artiste peintre qui réalisa avec un talent discutable des retables pour les églises baptistes du Kentucky. Une hérédité qui explique peut-être le goût prononcé qu'avait son fils pour le dessin. Une vingtaine de croquis évoquant tantôt des scènes de ring ou l'engagement du boxeur pour la communauté afro-américaine seront ainsi mis en vente. Et une question demeure au vu de ces lots: au moment de se saisir de ses pinceaux, Mohamed Ali portait-il encore des gants?