Vous présentez Les Solidarités, davantage comme une fête populaire que comme un simple festival. Pourquoi ?
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Vous présentez Les Solidarités, davantage comme une fête populaire que comme un simple festival. Pourquoi ? Parce que si la partie la plus visible est bien musicale, l'événement présente aussi des débats, des ateliers, des lieux de discussion qui ont, en commun, la volonté de " faire bouger les lignes " . D'une certaine manière, Les Solidarités sont aussi l'héritage de certaines expériences que j'ai menées comme directeur de marketing chez Solidaris, la mutuelle à l'origine de la fête. Par exemple, le Love In Respect Day à Charleroi en 2009, avec IAM et La Grande Sophie. Votre événement est d'essence progressiste mais n'est pas fréquenté que par des gens de gauche ! Non, bien sûr. C'est un peu comme La Fête de l'Huma, émanation du Parti communiste français mais qui attire chaque année un demi-million de visiteurs... Il y a aussi chez nous une mixité des âges. On a vu des quinquas - et au-delà - assister à notre battle de breakdance et, inversement, des gamins venus pour le hip-hop mais installés devant la scène lors du concert de Patrick Bruel l'année dernière. Vous n'échappez pas à l'été belge du hip-hop en invitant entre autres La Smala ou Lomepal, tout en programmant Julien Clerc, Raphael, Juliette Armanet ou Feu Chatterton ! Le rap, c'est pour le sens des textes. C'est sûr qu'on n'invitera pas Booba ! Mais on aime aussi toute une chanson française où la parole compte : les Solidarités sont une petite pierre à l'édifice de la culture qui a un impact formidable, et on y croit !