Vous sortez sur votre label un album instrumental, "The Love Note", entre lounge, poésie et rêverie...
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Vous sortez sur votre label un album instrumental, "The Love Note", entre lounge, poésie et rêverie... Il s'agit d'un disque de confinement, écrit suite à une rupture. Au fil du temps, j'avais noté de petites bribes de vie dans des carnets: cela aurait pu faire des haïkus ou une bande dessinée. C'est une transmission de souvenirs personnels. Je l'ai intégralement composé seul chez moi, au piano. Je n'avais jamais eu autant de temps pour travailler comme ça, moi qui ne suis pas pianiste. La configuration du disque est originale: Christine Ott (ondes Martenot), Christophe Cerri (piano), Jérôme Mardaga (synthés modulaires) et Manuel Hermia (saxophone) élaborent un son chaud et rétrofuturiste... Je pensais que le piano suffirait à tisser ces rêveries, mais je ne voulais pas de cette écriture néoclassique très répandue. Donc, il y a ces quatre musiciens qui ont apporté leur patte. Notamment Mardaga qui a rajouté des bruits, des sons, des nappes, après les autres. Comment va Freaksville Records en 2022? Jusqu'à présent, en une quinzaine d'années d'existence du label, j'ai dû être personnellement impliqué dans une soixantaine d'albums. Pour moi, c'est une question d'univers: donner et recevoir. Et je n'ai jamais été confronté à un grand succès qui m'obligerait à le renouveler. Là, je vais partir vivre à Londres pendant quelques mois, parce que l'idée est d'être tiré vers le haut.