Le 6 février au Sablon, vous avez ouvert l'antenne bruxelloise d'une galerie basée à Los Angeles. Quelle est la genèse du projet?
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Le 6 février au Sablon, vous avez ouvert l'antenne bruxelloise d'une galerie basée à Los Angeles. Quelle est la genèse du projet? Nino Mier, 39 ans, est d'origine autrichienne. Il a grandi à Cologne avant de partir s'installer aux Etats-Unis en famille, ouvrant quatre espaces proches dans le même quartier de Los Angeles. Puis, en 2017, il a ouvert une résidence d'artistes dans un appartement à Cologne, là où les créateurs restent deux, trois, voire six mois, et y présen- tent leur travail en fin de parcours. Une sorte d'Airbnb artistique. Nino aime découvrir les jeunes artistes, y compris ceux qui sortent de l'école, source de découvertes. Pourquoi Bruxelles? Nino Mier avait vraiment envie d'avoir une galerie en Europe, vu ses liens et son passé. Cela fait trois années qu'il participe à Art Brussels, donc il avait une connaissance du lieu et de la ville. Avoir un espace ici fait sens. L'idée date d'avant la pandémie du printemps 2020 et, de toute manière, il aime bien aller à contrecourant. Vous présentez une trentaine d'artistes. Existe-t-il un lien entre eux? quid des prix? Les artistes présentés sont en majorité jeunes: on est donc très fort dans la découverte. Et aussi dans la peinture, le domaine privilégié de Nino. Les prix proposés commencent à 2.500 dollars et puis montent jusqu'à 30.000 dollars, avec une exception qui grimpe jusqu'à 100.000 dollars. On est très content de cette première expo: les collectionneurs belges et étrangers ont été au rendez-vous. Ils ont acheté.