Vous sortez coup sur coup deux albums: "Orlando", en quatuor, paru en novembre dernier, et "Overseas", avec un joueur d'oud égyptien, en ce mois de février.
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Vous sortez coup sur coup deux albums: "Orlando", en quatuor, paru en novembre dernier, et "Overseas", avec un joueur d'oud égyptien, en ce mois de février. Je développe toujours différents projets et le hasard de l'agenda fait qu'il y aura trois albums cette saison. Le prochain arrive en mai et je pense que cette musique vivra en live. Pour l'instant, les gens écoutent de la musique à la maison et consomment toutes les formes d'art. Les plateformes de streaming cartonnent même si les sommes que les musiciens reçoivent par ce biais-là restent dérisoires. Heureusement, avec le statut d'artiste et les systèmes d'aide, la Belgique n'est pas si mal lotie. Depuis quand n'avez-vous plus joué en concert? En fait, j'ai pu jouer en septembre/octobre en Belgique, et puis partir à l'étranger. Je reviens d'Afrique et des Caraïbes, un voyage hallucinant où les festivals continuent, même si cela se passe avec de multiples contraintes. Quel est votre confiance dans le futur de musicien? Mon statut d'artiste paie la moitié de mon loyer (...) et je me suis battu comme un lion pour sortir ces disques. Mon métier, c'est d'être saxophoniste et de donner vie à des albums et des projets. On va s'adapter et les choses vont s'arranger, même si vivre dans un monde de vidéoconférences n'est pas très épanouissant. Depuis le début de la pandémie, j'ai beaucoup étudié et pratiqué mon instrument: la musique sera gagnante si elle arrive à se réinventer par rapport à tout cela, si cela donne une autre façon de la fabriquer.