Comment en êtes-vous arrivé à travailler sur les affiches du Poche?
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Comment en êtes-vous arrivé à travailler sur les affiches du Poche? Au début des années 1980, étudiant à La Cambre, j'étais soiriste au Poche, travaillant au guichet, à l'accueil et au bar. A l'époque, les affiches étaient souvent réalisées par Jacques Richez et occasionnellement par des gens comme Roland Topor ou Raymond Renard. Vu ma formation, je m'y suis mis peu à peu. Au début, Roger Domani, alors directeur du Poche, me donnait des instructions, un cadre. Puis, au fur et à mesure, je lui ai fait des propositions plus graphiques qui, je crois, ont contribué à l'identité visuelle du théâtre. Jusqu'à la mi-décembre, le Poche présente vos affiches, collées à 1.600 exemplaires dans les rues de Bruxelles. De quoi s'agit-il? De quatre collages différents. Initialement, ils étaient destinés à être insérés dans le programme de cette saison. L'un d'entre eux, un peu politique, propose de ressortir, avec un ressort sortant de la tête d'un bébé: un signe qui se veut positif! C'est la teneur de ces affiches que les gens verront dans les 19 communes? J'espère qu'elles ont un côté poétique ainsi qu'un côté un peu résistant dans ce qui est sans doute la plus grande galerie du monde.