Vous avez été batteur, entre autres, de Sting et Peter Gabriel. Pourquoi ont-ils eu le désir de travailler avec vous ?

Je suis arrivé dans leur carrière des années 1980-1990, notamment en jouant sur le " So " de Peter Gabriel, à une période de grande tolérance, de grande ouverture culturelle, de métissage. Au-delà de mon jeu, ils ont peut-être vu cela en moi, fils d'un Ivoirien et d'une Française. Mais aussi que je partageais avec eux le sens du travail bien accompli et l'amour du détail. Avec Peter, on pouvait passer des heures, si pas des jours, à régler le son d'une batterie...

Votre nouvel album, The Scope, est produit par un jeune Bruxellois de 26 ans, Elvin Galland. Pourquoi ce choix ?

Initialement, Elvin devait remixer quelques titres de mon précédent disque " Unstatic " mais cela ne s'est finalement pas fait parce que j'avais déjà en tête le suivant, " The Scope ". J'avais envie de travailler avec quelqu'un de la nouvelle génération, qui connaisse les programmations, les computers. Mais aussi de trouver un son qui reste le mien, qui ne soit pas une copie de ce qui se fait ailleurs. Après un premier essai qui n'a pas fonctionné, j'ai trouvé avec Elvin exactement ce que je voulais.

L'album présente divers " featurings " vocaux. Comment allez-vous concrétiser cela en concert au Dinant Jazz Festival ?

Nous sommes quatre sur scène, dont Elvin Galland, et nous avons filmé la prestation de tous ces formidables vocalistes, qui vont de l'Américaine Jonatha Brooke au rappeur sénégalais Faada Freddy en passant par le slameur parisien Jazzy Bazz. Il seront donc, sur grand écran, avec nous en scène... Le 28 juillet, www.dinantjazz.com