Depuis novembre 2018, vous dirigez le Théâtre de La Valette à Ittre. Comment se porte le théâtre dans le Brabant wallon ?
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Depuis novembre 2018, vous dirigez le Théâtre de La Valette à Ittre. Comment se porte le théâtre dans le Brabant wallon ? Le Brabant wallon est pauvre en institutions théâtrales. En dehors du Jean Vilar à Louvain-la-Neuve et nous, il y a très peu de choses entre Groenendael et Nivelles ! La Valette est un théâtre de proximité avec énormément d'abonnés, de gens qui nous soutiennent, y compris en venant de Bruxelles qui n'est jamais qu'à 20 minutes en voiture, et on n'y connaît pas de problèmes de parking. Nous disposons d'une salle de 100 places dont la capacité devrait bientôt être doublée : les plans sont prêts. La Valette est passé par des moments difficiles ! Oui, depuis quelques années, nous avions perdu les subventions de la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais la ministre Alda Greoli nous a accordé 70.000 euros il y a quelques semaines et est passée outre de l'avis négatif du Conseil de l'art dramatique, en nous signant une aide de deux fois 100.000 euros pour les deux prochaines années. Il faudra néanmoins compléter le budget par d'autres sources de financement. Vous proposez jusqu'au 24 mars, la pièce tirée du livre d'Amélie Nothomb, " Les combustibles " . Pourquoi ce choix ? Il est le fruit du désir de trouver une cohérence belge dans la programmation, sans verser dans la facilité. " Les combustibles ", c'est un peu la réécriture du " Huis clos" de Sartre, avec cette question centrale : à quoi sert l'art dans une perspective de survie ?