Jusqu'au 2 mars, vous présentez au Little TTO, votre deuxième salle, d'une capa-cité de 100 places, une comédie religieuse à trois protagonistes : " Sisters". Mais encore ?

Le projet est parti d'une idée d'Albert Maizel, mon comparse au TTO, écrivant un texte pour moi où il se moquait de l'éternelle tradition juive de vouloir toujours questionner et argumenter. Et puis on s'est dit qu'il fallait ouvrir le regard de la femme sur la religion et de la religion sur la femme via des textes pour deux autres protagonistes, une catholique et une musulmane. Sans que ce ne soit ni militant féministe ni texte polémique : on ne voulait pas commencer à parler de ce qui nous sépare, par exemple des problèmes israélo-palestiniens.

La fonction du Little TTO est donc de quitter la pure comédie pratiquée dans la salle principale ?

Oui, on peut y expérimenter des spectacles drôles mais pas seulement, tout en pratiquant ce que j'appelle du divertissement décomplexé. C'était aussi la volonté d'Albert Maizel et de la troisième comparse de notre théâtre, Sylvie Rager.

Quel bilan tirez-vous de vos 23 années d'existence ?

On tourne autour des 40.000 spectateurs à l'année : on est très souvent complet. Le " stand up" à la Guillermo Guiz attire des gens plus jeunes mais le public de théâtre reste quand même assez bourgeois, malgré nos prix qui vont de 11 à 25 euros. Depuis un an, nous disposons d'un contrat- programme, mais nous restons parmi les moins subsidiés, soit 200.000 euros pour deux salles.

www.ttotheatre.com