Après un long break entre 1994 et 2015, vous reformez il y a trois ans La Muerte, légende du rock bruxellois. Pour quel public ?
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Après un long break entre 1994 et 2015, vous reformez il y a trois ans La Muerte, légende du rock bruxellois. Pour quel public ? Je crois qu'il y a plusieurs catégories de gens qui viennent nous voir. Les fans de la première heure du groupe formé en 1983... et leurs enfants. Et puis ceux trop jeunes pour avoir assisté à nos concerts, curieux de tester notre réputation scénique où Didier Moens (guitare) et moi, membres fondateurs, sommes rejoints par trois autres musiciens plutôt issus du metal. Dans la foulée d'un nouvel album éponyme (chez Mottow Soundz), vous êtes en concert à l'Ancienne Belgique, où vous apparaîtrez masqué d'un sac de toile de jute. D'où vient cette idée loufoque ? Je suis chanteur de La Muerte depuis les débuts mais aussi réalisateur de films. J'aime le fantastique et j'ai eu envie de me créer un nouveau personnage. Il m'est venu quand j'ai écrit le scénario de " DoublePlusUngood " - mon premier long métrage sorti fin 2017 - où un banquier est kidnappé avec une toile de jute sur la tête. C'est beau, c'est angoissant, cela a de la gueule. Je n'ai pas inventé le concept, il date de " Frankenstein ", " Elephant Man ", " Batman ", le personnage du bourreau ou de la victime. Mon personnage est moral comme immoral. Sur vos musiques - mix de rock'n'roll, " metal ", gore, " psychobilly " et BO de films -, vous hurlez littéralement. Jamais peur de vous casser la voix ? Si, mais je n'ai aucune envie de prendre des cours de chant (sourire).A l'Ancienne Belgique le 12 janvier, www.abconcerts.be