Jusqu'au 31 août, vous exposez plusieurs de vos installations dans les rues de Namur, mais encore?
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Jusqu'au 31 août, vous exposez plusieurs de vos installations dans les rues de Namur, mais encore? J'ai d'abord fait un tour de la ville pour repérer les endroits propices à recevoir mon travail dans de bonnes conditions. Il y a une pièce à l'intérieur du musée des Bateliers et puis des interventions en plusieurs lieux extérieurs. Par exemple sur la très commerçante place de l'Ange ou aux jardins du Maïeur avec une pièce sur le perron du bâtiment du bourgmestre et l'autre en plein centre du jardin. Il y a également le choix de la place de Québec, province du Canada qui a accueilli beaucoup de mes installations. Vous faites du Land Art? Ah non, pas du tout! ( rires) Il y a un amalgame. Dans ce mouvement américain de la fin des années 1960, les artistes fuyaient les galeries et squattaient l'espace extérieur, comme des colonisateurs. Alors que moi, je préfère dire que je fais de l' art nature. Cela veut dire être respectueux de celle-ci et y intégrer le travail de façon écologique. Par exemple en utilisant des branches, de la végétation et des éléments naturels qui ne sont pas trop fragiles. Ironiquement, j'utilise souvent des outils de jardinier, profession qui rêve de dompter la nature... Ce sont des pièces inédites? Oui, hormis une, exposée aux jardins du Maïeur, qui constitue une sorte de remake de ce que j'avais fait en Italie. Je n'ai pas l'habitude de me répéter, mais c'était une demande de la Ville de Namur...